i y o Sixième Lettre
11. la justice. Ne croiez pas cependant, Monsieur,Bieude que je prétende que Dieu doit absolumentvoit à sa quelque chose à sa créature ; mais c’est à lui-íagdïe de m ême , à fa sagesse , à fa justice , que Dieu , encieer sc „êant l’homme , devoir le créer dans la justice,homme < -' e c I ue j e viens de dire fur le deuxième articledans la cle l’exposé de la doctrine de Baïus , justifie éga-julîice. leinent le troisième article. Le quatrième n'estautre chose que i’exprelfion de Saine Augus-tin , & de Saint Profper , son fidèle disciple : ilsa voient appris l'un & l’autre de Saint Paul que,sans la Loi il est impostible de flaire à Dieu : SineFide impostìbile est placere Deo.
13. Si l’on pouvoit faire de bonnes œuvres fansToint la Foi, feroit-il impossible fans la Foi de plairebonnes 4 Dieu ? Aussi Saint Profper instruit à l’école deœllvie * a Saint Paul & de Saint Augustin , prononce hár-
diment que les actions même de l’honnête hom-me , sont des péchés, si elles ne font pas produi-tes par une vraie foi.
presp 0 ,nns etenìm probitatis epus , nip semine ver/Lde ingr," Exorìtur fidei, peccatïim est , inque rcatum
Vertitur & sterilis cumulât jibi gloria pœnam.
T. 8. >, Les adversaires de Baïus poursuïvoient fa
p. 153- » condamnation. Pie V fut à peine sur le Siège
14. „ Apostolique , que le Cardinal de Granvelìe
pie V„ le sollicita de fa'te examiner les Livres de ce
proscrit „ Théologien & d'Hesselius , & d'en porter un19 P r °- „ jugement définitif. On ajouta plusieurs Pro-positions^ positions à celles qui avoient dé j a été préfen-*»•*«■„ tées , extraites de leurs Ouvrages : on lesré-p 2. é5. j’ duisît à 7p. Les Ouvrages de Baïus aiant
* ,, été examinés par des Sçavans de plusieurs
„ Nations , qui ne pouvoient lui être suspects ,
„ fur le rapport qui en fut fait à Pie V , ce Pape„ crut qu'il étoít del’houneur du Saint Siège de