isi. Sixième Lettre
„ étant conformes à ceux des saints Peres , êx„ que c’est dans ce sens qu'il les avoic entendues.II envola encore une deuxième Apologie >dans laquelle il protestoit que « l'honneur du„ Saint Siège , l’mtérét de la faine doctrine Sc„ de fa propre réputation étoient les seuls mo-„ tifs qui l’avoient engagé à écrire.
„ Pie V reçut fans chagrin les Apologies de^°íè” ^às; il ne témoigna aucune peine de voirsoumet à” un Docteur de ce mérite chercher de bonne1» censn -- foi à se justifier ; & dans le dessein de luite. „ ôter tout sujet de se plaindre , il consentit„ que ses Ouvrages fussent soumis à un nouvel„ examen. Mais le jugementqu’il en avoir porté„ fut confirmé , & il en avertit lui-même Baïus„ par un Bref que le Cardinal de Granvelle en-,, voia à Morillon. Ce grand-Vicaire aiant„ reçu ce Bref, le notifia à Baïus , qui abjura„ toutes les Propositions contenues dans la„ Bulle, suivant le Décret , censure & inten-„ lion de fa Sainteté , & se prosterna à genoux
„ pour faire cette abjuration. Les Cor-
„ deliers peu satisfaits de ce qui s’étoit passé à„ Nivelle y où la Bulle de Pie V avoic été pu-,, b liée , la publièrent de nouveau dans tous„ les Couvens de leur Ordre , de l’un & de„ l’autre sexe , & obligèrent tous les Religieux„ & les Religieuses , d’abjurer publiquement„ les 7 9 Propositions.
17. C’est ainsi que vous racontez ce qui se passaArtifice dans P affaire de Baïus. II faut convenir qu'ilde More- y a de la modération dans votre récit , íur-nas » tout dans la maniéré dont vous parlez de ceDocteur. Mais s'il y a de la modération , ily a encore plus d’artifice & de ruse de votrepart. II est rems de vous arracher le mas-que y dont vous vous couvrez , pour cachetvotre dessein. Les cinq articles , que j'ai rap-