r 5 8 Sixième Lettre
la force & Tefíìeacité de la grâce de celui dontils se glorifioient de porter le nom. Mais cesexhortations si chrétiennes & si touchantesn’eurent aucun effet fur les ennemis de la grâcede Jefus-Christ.
On peut remarquer à cette occasion , queDe tous de tous les Novateurs, qui ont attaqué quel-les Nova. q U es vérités de la Religion , il n’en est pointt ^ llrs e »j ll de plus opiniâtrement attachés à Terreur & depas" de P* us difficiles , je ne dis pas à confondre , maisplus diffi à ramener à la vérité , que ceux qui combat-ciles à tent la grâce de Jefus-Christ. C’est ce qu'onlamener ,a vû dans Pelage & dans lès premiers disti-que les ' '
ennemis
de la gtace deJ. C.
pies > & c’est ce qu’on n’a vu malheureusementque trop souvent dans la fuite. Audi , malgréla Censure de ['Université de Couvain, à la-quelle íe joignit celle de Douai, où le célébréEstius émit pour lors Professeur en Théologie ;malgré la précaution que prit la Faculté deCouvain, en instituant une leçon publique deThéologie pour réfuter les opinions de Lestsius ; le mal ne put être éteint : que dis-jeéteint ? Hélas ! il s'est tellement étendu & afait tant de progrès , que toute la terre en pa-roi r infectée. Les Jésuites ne manquèrent pasde faire leur apologie , & de rejetter la causedu trouble fur Baïus , comme autrefois Achab-accuíoit Elie de mettre le trouble dans lcRoiaume d’Ilraël.
Certe guerre fut terminée pour un tems parune eípéce de trêve ou d’accommodement ,entre les concerté par le Nonce du Pape , qui fit pro-Jéfuites mettre aux deux parties de garder le silence && les de demeurer tranquilles. Mais Terreur peut-elleDocteurs * tre tranquille? Elle se plaît trop dans le trouble,& est trop ennemie de la paix pour y demeurer Scse contenter de ce qu’on lui accorde quelquefois :par faiblesse, par condescendance ou par néceílst-
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de Lou'vain.