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plus oppose aux erreurs de Baïus , díues-vous , (a grâceque les principes de Leíïïus. Vous pouviez &deajouter , Monsieur , que rien n’étoit plus op- bréiieiìi-posé à la doctrine de Saint Paul & de Saint Au- naU0R ’gustin íur la Grâce & la Prédestination , queles principes de Lesiîus. C’est ce que les Doc-teurs de Louvain firent voir , en réfutant parl'autoritc de l’Ecriture & des Peres , trente*quatre articles des deux Théologiens Jésuites.
Les pieux & sçavans Docteurs de Louvaintémoignèrent leur vive douleur de ce qu’ilsvoioient le principal fondement de la grâcechrétienne , attaqué & renversé par les nouvel-les opinions tant de fois réprouvées Sc con-damnées ; & de ce que la doctrine de'Saint Au-gustin fur cette matière tant de fois approuvéepar l’Eglise , étoit déchirée par les enfans d’I-gnace : ils s'étonnoientqu’on renouvellât toutes 3T*les plaintes des Prêtres de Marseille contre la tcurs jdoctrine de Saint Augustin : enfin ils firent voir Louva i nque les deux Professeurs Jésuites ne formoients’éleventpoint d’autres objections que celles des Semi-av'c for*Pélagiens ; & ils les réfutèrent par l'autorité de|® «outrel'Ecriture > de Saint Augustin , de Saint Prolper °5ê-& de Saint Fulgence. Il est certain que rienn'est plus opposé à Sain» Paul & à Saint Augus- giens.tin , que les trente-quatre articles de Leílîus& d’Hamelius, & rien de plus semblable àl’hérésie des Semi-Pélagiens. Les pieux Doc-teurs de Louvain pénétrés de douleur de voirrenaître le Demi - Pélagianifme , prioient lesJésuites par les entrailles de Jésus-Christ, demettre bas tous préjugés , de se défaite de leurspréventions , & a’examiner sérieusement de-vant Dieu cette affaire , afin de revenir à demeilleurs sentimens : ils leur rappelloient letitre de Société de Jésus, qu'ils avoient pris Scles pressoíent de ne plus s'étudier à détruire