à Morenas. ï7ì
fniod Deus majorem pstrtem generis humant adhoc crest , ut ìllam perdus ìn sternum.
Les Jésuites.
„ J’ajoute , dit Lessius , qu’il est difficile„ dans ce sentiment d'expliquer , comment la„ plus grande partie des hommes n’est pas pré*
„ destinée au mal par la puissance de Dieu Sc„ créée pour périr.
Voilà les principaux chefs d’accusation , queles Demi-Pélagiens formoient autrefois con- La Con-tre la doctrine de Saint Augustin : accusation chisionqu'ils n'auroient jamais formée, si la Prédes- de cestination, que ce Saint Docteur défendent con- P ar ? llctre eux , avoir supposé la prévision démérites. les *
II est donc de la derniere évidence , que laPrédestination défendue par Saint Augustin nesuppose aucune prévision de mérites : il estencore de la derniere évidence , que le senti-ment des Jésuites fur la Prédestination , esttout oppoíé à celui de Saint Augustin , Scqn’il est entièrement conforme à celui des Pé-lagiens , puifqu’ils tiennent le même langage ;
& enfin il est de la derniere évidence, que lesentiment des adversaires des Jésuites n’estautre que celui de Saint Augustin , puisque lesJésuites ne le combattent qu’avec les mêmesarmes , avec lesquelles les Deml-PélaAlenscombattoient celui de ce Saint Docteur. Enun mot , les Jésuites , par les raifonnemensqu’ils ont empruntés des Demì-Pélagiens con-tre la prédestination , donnent à toute la terrePacte le plus authentique , qu’ils font dans fer-rent des Demi-Pélagiens , & que leurs adver- ^faires pensent comme Saint Augustin. Volons lesi présent la conformité du sentiment des Jésui-mi pél*.
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