a Morenat. iof
La complaisance que Paul V a eue dans tZj ,cette occalion pour les Jésuites , à cause de L’indul-rattachemetit qu’íils lui avoient témoigné dansgençe d«J’affaire de Venise, a coûté cher à l’Eglise : elle Vlui a été plus Funeste, que ne le fut autrefois auPf ur MOrRoiaume d’Israël, l’indulgence du Prince <îut c0 » t |laissa échapper le Roi dç Syrie , contre l’or- c i ier jdre de Dieu qui le lui avoir livré. Vous «'iiíai’Eglise.l'aijfé échapper de -vos mains dit le Seigneur^ Re<v,par son Prophète au Roi d’Israël , un homme 10ique j'avois condamné à mort, •votre •vie répon-cira pour la sienne , & votre peuple pour ionpeuple : gluia dimififii virum dtgnum morte demanu tua , erìt anima tua pro anima illius £î“populus tut» pro populo ejits. Le Roi des Sy-riens avoir blasphémé contre la toute-puissan-ce de Dieu , en disant que le Seigneur n'é- -f iíìtoit Dieu que des montagnes (S non des vallées > 7
Dit montìum Çunt Dïi eorum,.
Le Seigneur qui ne peut souffrir qu’òn osemettre des bornes à fa puistànce , confQpdit D j e ^‘les Syriens qui lui disputoient le poi «oiri ou ff tesouverain & universel dans l’ordre des choses pasqu’onsensibles; il condamna leur Roi à mort pourm.eireson blasphème , & le livra au Roi d’Israël : le^ tS ^ or "Roi d’Israël , pour avoir infidèlement épargné Ee . S „. ale bla'phémateur, fut condamné à la même^ ui nce *peine , & I’Arrêt fut exécuté par la main desSyriens. C’est-là à - peu-près l’image de ce quiest arrivé dans l’Eglisè depuis les Congréga-tions de Auxiliis. Molina avoit attaqué latoute-puistance de Dieu , non en lui disputantson pouvoir souverain & universel dans l’or-dre des choses sensibles , comme faisoienc les=
Syriens; mais ce qui est plus criminel, en osantlimiter l’étendue de fa puissance dans l’ordrespirituel ; ses erreurs croient déférées au tri-bunal & au jugement du souverain Pontife: