ioí Huitième Lettre
pour être condamnées ; le crime, est avoué &
reconnu ; l’Arrêt de la condamnation est tout
dressé ; il ne s’agit que de i’exécuter ; mais le
Juge trop complaisant, pour ne pas dire trop
politique , suspend la censure. Le criminel se
vienper prétend innocent ; le vaincu s’attribue la vic-
met quetoire; & Dieu permet que Terreur , qui-, con-
l’erreur , tre son ordre a été épargnée, attaque la vérité,
qui avoit £> ans Je commencement les Jésuites ne deman-
dolent que la permission de soutenir leur fenti-gnçe, at- a r
tsque j a rnent comme probable , ce qui leur rut rerulevérité, par Clément VIII ; mais aujourd’hui ils ontbien fait du progrès : depuis qu’ils ont échap-pé à la censure , ils ont voulu faire retomberfur la vérité même le coup qui devoir les écra-ser : ils érigent leurs erreurs en dogme de Foi ,Sc veulent faire passer la vérité pour des er-reurs condamnées.
1^. Telles font les tristes fuites de la démarcheTcuslesde Paul V. C’est-Ià , je ne crains point de lemaux de dire, la eau le de tous les maux qui affligentT.Eglife l'Egliíè : de même que le Roi de Syrie , quiviennent avo ; t ^ré épargné, revint dans le Roiaumepaul V a d Iírael, ou il mit tout a feu & a lang ; deépargné même Molina aiant évité l’Arrèt de fa con-]es b las damnation , ses disciples ont infecté presquephêmes toute la terre de leurs erreurs : Quia dimififlide Uoì’. v - rum dignum morte , erit anima tua fro animâU illius. Vous avez épargné un blasphémateur ,
puìíïançëjtd me dispute ma toute-puissance , qui dé-de Dieu. trust ma grâce , qui prétend qu’avec son librearbitre , il peut, fans mon secours , faire desactes de Foi , d’Espérance & d’Amour , vain-cre les tentations les plus fortes-; vous avezlaissé échapper ce blasphémateur, qui Ctoít di-gne de toutes les foudres que je vous ai misesen main contre Terreur : Himijisti 'virum dignummorte : Pour yous punir, je permettrai qu'il