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L s? Huitième Lettre'
se leva ; ceux qui étoient dans Vhumiliatidn-fttrent élevés , St il dévorèrent ceux qui étoient'dans Véclat : Fons parvus crevit in Fluviiim-maximum , & in aquas plurimas redundavit .-Lux Sol ortus eft , er humiles exaltais (S‘ 1 4e-voraverunt inclytos. Cette petite fontainequi devient un grand Fleuve , & répand unegrande abondance d’eaux ; cette lumière quiparoît , ce soleil qui se leve , sont une figurest vive de la sainte Maison de Porr-Roial ,■ Sc-de toutes les merveilles, dont les habítans dece saint Désert ont été les instrumens entre lesrhains de Dieu , qu’íl n’est pas possible de leméconnoître ; su r-tout si l'on fait attention à lacirconstance du tems où commença la réfor--me de ce Monastère.
Ce fut presque au moment que le dogme de-
Dieu ins- [ a g race reçut le coup , qu'on pourroit appeller
dans la derniere Congrégation de Au-
Mere a An a - m ° rCelgé.ique xiliis , par la suspension du Décret qui devoir
le deíseinfoudroier serrent. Alors Dieu, qui avoir choiside refor- des hommes selon son cœur, pour combattre l'er-mer ía reur cjuí venoit d’être épargnée , & défendre lesvérités de la Grace, leur prépara une retraite-dans le désert de P. R. en inspirant à la Mere An-gélique Arnauld , le dessein de réformer son Mo-nastère, ce qu’elle exécuta quelques mois après.Cette petice -fontaine devint bientôt un grandde Fleuve , & répandit une grande abondanceà d'eaux : on vit presque toute la famille de la-sainte Réformatrice , imiter son exemple & en-trer dans la voie étroite ; aussi heureuse en ce-point que le fut autrefois Saint Bernard. Plu-sieurs Abbaies de l'un & de l’autre sexe em-brassèrent la réforme. On vit bientôt les soli-,rudes peuplées de pénitens ; les régies de lapénitence contre lesquelles la mollesse & l’i-gnorançe sembloient vouloir user du droit d«
maison,
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M Mr. R.fendenttoute vé-rité.