134 Tfixteme Lettre
sont les Molinistes dans l'Ëglise Catholique,Peut-être avez vous ignoré ce fait ; Sc pourappuier votre calomnie contre Jansénius , vousavtz jugé à propos de citer Gtotius , fans leconr.oître. Mais je veux que Gtotius ait tenule langange que vous lui faites tenir : vous nepouvez rien en conclure que contre vous-mê-me. II faut encore, Monsieur, que vous fçachiezque Grotiusétoittrès-bien intentionné , & avoirdessein de rentrer dans le sein de l’Eglise ; quel-ques- uns même croient qu'il est mort Catho-lique. Ensin , Monsieur, pensez - vous donc ,qu'un Catholique ne puisse plus rien croire dece que croit un Calviniste , ni jamais parlercomme lui , fans tomber dans ses erreurs ? Sicela est , vous ne devez plus croire le mystèrede la Trinité, puisque Calvin la cru : vous de-vez rejetter tout ce que Calvin a dit fur lagrâce, fur fa nécessité S t fa force; cependantle Concile de Trente , bien loin de le condam-ner , eu a supposé la vérité, 5 : a frappéd’ana-theme la faussé conséquence qu’il en tiroir , Scque les Molinistes tirent comme lui , en pré-tendant que le libre arbitre est détruit par lagrâce. II me semble , Monsieur , que vousdevriez ctre un peu surpris , vous qui accusezles autres de Calvinisme , de voir que vouïêtes dans une de__leurs erreurs.
3. Quanta ceux que vous appeliez les Catho-
ía doc. liques, qui eurent horreur de la doctrine dtïtrine de pst^re de danfénius, ils ne font pas autres queJansënius] es restaurateurs du Demi-Pélagianifme , quihorreur ™ rcnc «xtremement piques ri u parallèle quequ’aus l’Auteur fait a la fin de son Ouvrage de leurennemis doctrine avec celle des Prêtres de Marseille,de la ttra-c’est-à-dire , des Demi-Pélagiens. Dès-lors laf c deJ.C- perte du Livre fut jurce ; Si ils font venu àbouc de faire condamner un excellent ouvrage,