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les défersteursde Jan-feninsjustifiéspar lesrégies des. Au.gustin.
14g T>ixieme Lettre
tien minus grave efi.sed eadcmnoee refellentufiDiront-ils que c’est la troisième? Pour ce quiest de celle-là , il n'y a aucun crime , dit SaintAugustin : Si in tertio, nullum crimen. J’ai déja.remarqué que cette erreur est la seule , queí’assemblée du Clergé de France ait reprochéeaux défenseurs de Jansénius, par conséquent ilsne sont coupables d’aucun crime, au jugementde Saint Augustin : Nullum crimen.
Qu’on applique donc ces excellentes régiesaux contestations , qui regarden t le Livre deJansénius : si on accuse les défenseurs de cePrélat de soutenir les hérésies qui sont con-damnées sous le sens de Jansénius , ils répon-dront comme les Catholiques aux Manichéens,par la bouche de Sarnt Augustin : c’est ungrand crime ; mais il ne faut “ pas chercher„ bien loin pour nous justifier : il nous suffit de„ nier que nous entendions cet Auteur en la„ maniéré que nos ennemis s’imaginent que„ nous l’entendons, l’oríqu’ils inveéfivent con-„ tre nous. „ Si on leur reproche de défendremalà-propos un Auteur qui a erré, & del’entendre dans un sens Catholique : In ini-que m sensum Catholicum detorquentes , commele reprochent les Evêques de P Assemblée ;quand cela seroit , ils demandent où est lecrime ? Saint Augustin répond qu’il n’y en- apoint : Nullum crimen. Les défenseurs de laprobabilité refuseroient-ils à Saint Augustin derendre un sentiment probable ; Diront-ils quequoiqu’on donne un bon sens au Livre de Jan-sénius , il est néanmoins mauvais & remplid’erreurs? « Mais, répond Saint Augustin , par-„ ler de la sorte, qu’est-ce faire autre chose„ que d’absoudre des adversaires vivans > avec„ qui on dispute , & accuser des morts, avec„ lesquels qu ne dispute pas : w An ilhtd di-