içí Onzième lettre
fier en toiit, da moins pour faire voir com*-bien on a tort de lui en faire un crime, com-Abr, t. me s'il avoir 'voulu détruire l'opinion , qui as-9. p. sure que Vhomme ne se peut jamais tuer,365. Voici ce qui donna occasion à cet Ecrit :Henri IV niant un jour demandé aux Sei-gneurs de fa Gour ce qu’ils eulîènt fait, s'ilavoir perdu la bataille d'Arque , au lieu qu'illa gagna ; & qu’étant obligé de s'enfuir & de«'embarquer fur la mer , dont il étoit proche ,fans aucune provision , la tempête l’eût jettebien loin : un Seigneur lui répondit , qu’il ícferoit plutôt donné à manger lui-meme, enS’ôtant la vie qu’il ne pouvoir conserver long,,rems, que de laisser mourir son Roi. Là-des-sus ie Roi mit en question fi cela fe pouvoit.Le Comte de Cremail, qui étoit présent à ce'discours , étant venu voir quelque tems aprèsM. de Hauranne , lui proposa cette question ,Sc le pria de chercher quelques raisons plausi-bles pour appuier la pensée de ce Seigneur ,qui avoir témoigné tant d’affeétion pour sonPrince. M. de Hauranne qui avoir l'eîprit vif,lui dit sur le champ plusieurs raisons , que leComte goûta tellement, qu il le supplia de lesmettre par écrit. De Hauranne pour le con-tenter, fit ce qu’il fouhaìtoit de lui; & aiantmis cet écrit entre les mains du Comte deCremail , celui-ci le fit imprimer fans nomd’Auteur , fous le tine de Queftion Roiale ,,ff avoir en quelle extrémité le sujet fourraitêtre obligé de sauver la vie de fort f rince aux5-. dépens de la sienne ? Voilà fur quel fonde-Morenasmenc M. Morenas accuse M. de Saint-Cyranaiiroii d’avoir voulu détruire l’opinion-, qu’il assureexcuse q Ue i‘tj 0rnme fj C s c p eií f jamais tuer. Vous au-«imj riez fait grâce à M. de Saint-Cyran, s'il avoirCy.ran enseigné, comme les Mariana, les Guignards f