ì^4- (5 intente Lettre
,, tre lui. La Duchesse d'Aiguillon aïant íôl->} licíté sa liberté , le Cardinal de Richelieu luij, répondit qûe l'Allemagne & la France íe-„ roient encore toutes Catholiques, si Luther„ & Calvin eussent été mis de bonne heure en„ lieu où ils n’eussent pas eu la liberté de dog-„ matiser. s Si un Paien disoit que tout l’Uni-vers adoreroit encore Jupiter ; si les Empereursayoient de bonne heure mis les premiers Apô-tres de Jésus-Christ en lieu où iîs n'eussent paseu la liberté de prêcher l’Evangile , que leurtépondroient Morenas & le Pere d’Avrigni ? ),, Laubardemont se transporta le 1 6 de Juin„ i6z8 à Port-Royal , pour y commencer les-„ informations contre lui -, il les continua à di-„ verses reprises ; & l’on a les dépositions de„ Tardif, Avocat au Parlement de Paris, de„ Mademoiselle Altrie , des Abbés de Prières„ & de Portmorant, de l’Abbé Caulet, de-», puis Evêque de Pamiers , & les Déclarations„ de M. de Bellegarde, Archevêque de Sens ,,, de l'Evêque de Langres , du Pere Vincent„ de Paul & de beaucoup d’autres personnes.„ On peut voir fort au long par ces actes tout„ ce qui regarde cette grande affaire ( a )
Voilà donc , Monsieur , le portrait que vous■- faites de M. de Saint-Cyran, c’est - à- dire ,d’un des plus grands hommes , que l’Eglise
(a) Ce portrait , ou plutôt cette horrible déclama-tion , elì tirée du P. d’Avrigui , qui a la liardieste dedire que ce sont des faits notoires , que Venvie de lecalomnier n’a pu forger , Cr que la passion de lefier ne fçauroit contredire. Mém. T. î. p. 88.
Pour ce qui est de l’envie de calomnier , le lecteura vu & verra encore ce qu’elle »st capable de forger .Le Pere d’Avrigtii en est lui-même un exemple. Quantá ce qn’il ajoute que la paillon de justifier ne fçauroitcontredire les faits qu’il avance contre M. de Saint-Cyran , ils font non-seulement contredits , mais en-íiérement détruits, eu général St eu détail.