1 66 Onzième Lettre
par la conviction forcée. Produisez les preu-Tl. ves de cette conviction. Les hérésies, dontOn n’a vous l’accuíez , se trouvent-elles dans ses Ecritstrouvé imprimés ì Nullement. Les a-t-on trouvées danshérésie " nombre prodigieux d’Ouvrages manuscrits ,dans le ( 3 ll ' on saisit loríqu'il sut arrête? Un témoinnombre oculaire , qui s’y trouva lors de l’enlevement,ptodi- assure qu'il y avoir plus de quarante volumesgieux de in-folio , loir de Recueils des Peres , soit desoit e 'im S, '^' ra * t ^ S Théologie , íoit de diverses pen-primésï sâes. M. le Chance.íer eu fut épouvanté, &loir ma-voiant feulement un des coffres, dans lequelinuscritî, il n’y avoir qu'une partie des papiers de ceSçavant Abbé , il dit au Chevalier du Guet ;qu’r7 ne lui avoit pas donné ordre de prendrej es Livres , mais feulement ses papiers : à quoile Chevalier répondit qu’ií n’avoit point passéses ordres ; & on apporta encore un autrecoffre plus grand que le premier tout remplide papiers. Tous ces papiers furent mis entreles mains des ennemis même de M. de Saint-Cyran ; on peut juger s’ils eurent de l’indul-gence pour lui. Cependant ils n'ont trouvé, dans ce nombre prodigieux d’Ecrits aucune er-
reur dont ils aient osé l’accuser. II faut en vé-rité , que M. de Saint-Cyran fut bien exactdans fa doctrine , pour n’avoir donné aucuneprise à ses ennemis dans une si grande multituded’Ouvrages , auxqueis même il n'avoitpas don-né la derniere main. S’il avoir enseigné un nou-vel Evangile , seroit-il possible qu’on n’eûttrouvé aucune des maximes & des principes ,qu’il débìtoit, selon vous , à ses disciples , &fur lesquels il leur recommandoít le secret ?Seroit-il possible que des yeux aussi clairvoiansque ceux de les ennemis, n’euífent rien décou-vert dans quarante volumes in-folio , qu'il avoirécrits faus craindre qu’ils tombassent jamais en-