à Morenas. íSf
tíe les mains de personnes qui les examine-roient avec la plus grande rigueur ? Combienmec on de choses peu exactes fur le papier ;lorlqu'on écrit librement toutes ses pensées, eníe proposant de les revoir Sc de les retoucher ?
Malgré cela les ennemis de M. de Samt-Cy-ran n’ont trouvé dans ses Ouvrages manus-crits aucun fondement pour l’accuíèr d'hérésie.
Vous ferez donc encore forcé, Monsieur, deconvenir que les Ecrits de ce sçavanc Abbé ,soit imprimés , soit manuscrits , ne vous four-nisseur aucune preuve qn'il ait enseigné les er-reurs monstrueuses donc vous l’accusez.
II ne vous reste plus de ressource pour iz.prouver ce que vous avez avancé si calom- ies dé.'nieufement, que la déposition des témoins. En- positionscore quelle ressource contre des preuves , qui des té.démontrent si clairement l'innocence & la pu- m0insreté de la foi de M. de Saint-Cyran , que des ^ Sa ; nr *dépositions, les unes forcées, les autres sur-c)?tan ,prises & extorquées , d’autres supposées ou al- font réi-térées , reçues par un homme tel que Laubar- les quel-demont, & publiées par les ^Jésuites > Des dé- l ”. nepositions de cette nature , fans confrontationni recolement de témoins, ne sont-elles pas c ;g at( j >des pièces bien autentiques pont convaincreM. de Saint-Cyran des crimes dont vous l’ac-cusez } On ne paria pas même à M. de Saint-Cyran de ces dépositions dans son interroga-toire. Aufli Monsieur le premier Président dit-il au fameux Lescoc , lorsqu’il les lui présentade la part du Cardinal de Richelieu , que cen'étoit qu’informations , & qu’il ne doutoic pointqu'elles ne s'en allassent en fumée , des qu'on•viendroit h la confrontation.
A quoi en êtes-vous donc réduit, Monsieur?
A avouer , si vous avez > je ne dis pas de laReligion, mais un reste de probité , que c'est
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