L 74 Onzième Lettre
faut-il ert croire , Monsieur, du jeune AbbéCaulet, qui , capable d’être surpris dans un âgepeu avancé > íè laisse tromper fur le compte deM. de Saint-Cyran , ou de M, Cadet, E'vc-que de Pamiers > qui. dans un âge mûr , re-venu de íès préventions , répare fa faute enrendant un glorieux témoignage à la pureté dela foi, & à f innocence de ce saint Abbé ? Letémoignage de M. Cadet, Evoque de Pamiers ,n’est-il pas préférable à celui du jeune AbbéCadet î C'elt à vous à voir, Monsieur, dunombre deíquels vous êtes , parmi ceux de lapart defquels M. de Saint-Cyran a souffertcontradiction ; ou de ceux qui ont agi en celapar un zélé précipité , qui n'étoit pas selon luscience , ou de ceux qui > ne 'vivant pas selonla foi , ©• ne jugeant pas des choses par f esrégies toutes divines , ont condamné en lui cequi choquait léur prudence de la chair St du mon-de.
21. Je pourvois encore vous enlever une partieGlorieux jgs témoins que vous citez contre M. de Saint-témoi. Cyran , comme M. de Sens , & M. de Lan-^ n3 ? e ., grès lui-mcme ; mais outre que cela me pa-
lendua la o . ’ > . u. r
mémoire roiC mutile , âpres ce que je viens de dire , ì!
de m. de en est que je vous abandonne fans peine , ScS. Cyran d’autant plus volontiers , qu'il est plus glorieuxxardix. p 0ur ^4. de Saint-Cyran, d’avoir contre luihuit Eve. j cs £^0^5 de leur mérite, que de les avoir^ ucs ' en fa faveur. Mais je ne dois pas omettre letémoignage que dix - huit Evêques de Franceont rendu à M. de Saint-Cyran , en approu-vant l’extrait des Lettres de ce respectable Ab-bé. Témoignage qui a d’autant plus de force »qu’il est rendu par des Evêques les plus distin-gués de France par leurs lumières & leur piété,& dans des circonstances qui lui donnent encoreplus de poids. Ces dix - huit Evêques , dont