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ace, ni même se défendre â’ y avoir consentien le souscrivant , à moins que d’excepter for-mellement la grâce efficace & le sens de Jan-íénius ; d'où ìi concluQit que les Religieuses nel’aiant pas fait, Sc s'étant contentées de mar-quer qu’eiles ne souícrivoieut qu’à la foi, leursignature pouyoic être prise pour une condam-nation de la grâce efficace : il paroît que lesIV Evêques étoient à-peu-près dans les mêmes,idées que M. Pascal , lorsqu’ils donnerent leurMandement: auffi les Jcsimes furent-ils extrê-mement choqués d’y voir le dogme de la grâceefficace établi.
M. Arnauld fit une réponse à l’Ecrit deAr ‘M. Pascal , dans laquelle il disoit que les Pa-T/ni te ^P es e[1 condamnant les cinq Propolitions n’a-l'£ciit de voient point eu intention de condamner la gra-M. pal-ce efficace ; qu'ils l’avoient même déclaré ;cal. qu’il étoit certain que le Pape & les Evêquesn’entendoient pas la grâce efficace, mais uuautre dogme qu’ils íuppoíòient être dé Jánsé-n;us, & qu’ils prétendoíent être le sens dc Jan-sénius. M. Arnauld ajoûcoit qu'on pouvoitdonc recevoir leur jugement , quant au droit &quanta la foi; maisqu’étant faux que ce dogmequ'ils condamnoient fût celui de Janséníus, onne le pouvoit recevoir quant au fait ; & quec’étoit pour cette raison que les Religieusesa voient déclaré, que leur ignorance ne leur per~mettcit de prendre part qu'k ce qui regaràoìtla soi.
3-iv M. Pascal répliquoit qu’il falloir doue expli-M. fas.quer quel étoit ce dogme qu’ils condamnoient ,cal ré- - p 0ur n - pas laisser eu doute, st le sens de Jan-phq lle - lénius , qui est celui de la grâce efficace , n'é-toit pas condamné. " Je veux bien croire ,disoic-ïl, ,, que le Pape & les Evêques n’ont, } point cu.. intention de condamner la grâce