à- Moreníts. jOf
loué, & qu’il a toujours été blâmé injustement. )
„ On l’a comparé avec raison à Tertulien»
„ Comme lui il avoir défendu avec íuccès des„ points capitaux de la Foi. ( Vous pouviezajouter que comme lui , il avoir défendu lapureté de la Morale chrétienne, contre desMarcions > des Praxeas , des Valentins ; commelui il avoir combattu des faux dogmes > & desmaximes d’uiie morale covrumpue , qui mérited’être appelíée , selon l’expreííìon de ce Pere,la nourriture des démons : Cïbus ân.monmum. )
„ Vous prétendez que, comme Tertullieu , il„ eut le malheur de s’écaïter de la Foi dans des,, points essentiels „ Est-ce donc un point es-sentiel de la Foi , de croire que Janíéuius aerré í Car jamais les plus cruels ennemis de cegrand homme n'ont pu le convaincre que dece ieul & unique prétendu crime , & d’avoirparlé comme Saint Augustin & Saint Cbry-iostome.
Enfin vous terminez le portrait de M. Ar- Ibid. 'nauld par ce dernier trait. <- L’imagination , led’Avr. ib»M feu , l’éloquence , le fçavoir , ont été à-peu-p. 414.
„ près égaux ; l’obstination , ['entêtement ont„ été pareils. „ Changez les termes, & vousparlerez vrai > en disant que la fermeté & un cou-rage invincible à défendre toutes vérités , aux:dépens de fa liberté , & au risque de fa vieont été pareils. Si jamais vous donnez uneseconde édition de votre Abrégé , ( ce que je11e présume pas ) vous pourrez , Moniteur, cor-riger le portrait que vous avez fait de M. Ar-nauld fur les remarques que j'y ai jointes. Maiscroiez-moi, Moniteur , ce n’est pas à un Mo-renas à faire le portrait d u Grand Arnauld ,ni à une plume prophane comme celle du Pered'Avrigni. L’entreprise est au - dessus de vosforces. II faut des Appelles pour peindre des