jtí Douzième Lettre
Alexandres. Voulez-vous voir un portrait dece grand hdínme , fait d’après nature & demain de maître ?
37. „ Mais faut-il d’autre apologie pour M. de
Vrai por. ,, Saint-Cyran , que M. Arnauld ? Heureux letrait de „ maître, qui forme de tels disciples , Sc quiAr ' ,, donne à l’Egliíè des enfant dignes -de deve-nal>1 le ” à ses peres ! Est-ce donc-là ce monstre ,grand ’> isonr la naissance devoir étonner l’Uaivers -,Colbert. ’> cet ennemi de Dieu , que l’enfer devoir pro-rroisié ,, duire, Sc que toutes les Puissances dévoientme Let ,, s’emprcsser d’étouffer ? Mais qui a montrétre à M.„ plus.de zélé pour la gloire de son Dieu ,>, plus de tendresse pour les intérêts de l’Egliso' 3, fa mere , plus d'attache pour fa Patrie & de
3, fidélité pour son Roi ? Malgré l'envie & la33 haine implacable des ennemis dit Grand Ar-, 33 nauld , sor nom seul fait aujourd'hui son
3) éloge. Quel-est l’homme qui ait acquis de H33 réputation en écrivant contre lui ? Rédouta-33 ble aux ennemis d u dedans & du dehors ,3, tout a été obligé de plier devant ce guerrier3, invincible ; semblable à un L'on dans Ces„ grandes actions , & à un L’oneeau qui rugit„ en voiant fa proie , il poursuivit les mé-33 chans en les cherchant de tous côtés ; la ter-‘ ,, reur de son nom fit fuir sis ennemis devant
,, lui , tous jes ouvriers d’iniquitc furent dans„ le trouble , & son bras procura le salut du„ peuple, son épée étoit la protection de tout„ le camp. Les prophanateurs des Sicremens„ en ressentirent les premiers coups. Les enne-„ mis de la loure.puissance de Dieu fur les„ cœurs éprouvèrent les seconds. Les Corrup-„ teurs de la Morale furent frappés , Sc ne pu-,, rent se relevei». Les hérétiques furent arrêtés.„ Qui pourroit décrire tous les combats , &„ marquer toutes les victoires de cc Héros ;