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jo 8 Douzième Lettre
piété , & du grand Bossuet. Oui , Monsieu-t,celui que vous voulez faire regarder commehérétique, a eu ['estime d'Innocent XI, despieux & sçavans Cardinaux Bona , Ctbo ,de Noris, de Slufe, Laurea, d'Aguire, d’Enhoff,le Camus , & du grand Bossuet , fans parlerd'une infinité d’autres. Les Rois mcme n'ettparloient qu’avec honneur. “ Il faudroit être*°n eloge >t f er ) àifoit le Roi Jacques d’Angleterre ,par Jac. ^ pour n'ètre pas touché jufqu'aux larmes , enT e \,: ’volant un homme fi cher, à l’Eslise pour sonAie terre. >, éloquence , t;our (on érudition & pour la„ piété , déchiré par la calomnie , & ne íça-„ voir où reposer sa tète dans un âge ou il„ devroit recevoir dans le sein de fa Patrie ,,, au milieu de íes proches & de ses amis„ le fruit de ses grands travaux. ,, C'est ceque M. Favoriti , confident d’Innocent XI,écrivoic à M. Arnauld lui-même de la parc deSa Sainteté. Voilà ['homme que vous calom-niez. Ce grand homme , sous le Pontificatqui a fait le plus d’honneur à ('Eglise , au der-nier siécle, est aimé du Pape, chéri d u sacré
Collège , & respecté des Théologiens les pluscélèbres. En faut - il davantage , pour vouscouvrir de confusion , vous Sc tous les adver-saires anciens modernes du grand Arnauld ?Son apologie fait celle de Mtilinirs de Porc-Royal , & de tous ceux que vous comprenezfous le nom de Jansénistes. De l'aveu des Ro-mains , M. Arnauld est innocent : les Jansénis-tes, les Port-Royalistes , Us Appellans íont-ils coupables , eux de qui les Jésuites , niM. Morenas , ne sçauroient ni dire plus demal > ni le mieux prouver ? Je fuis , Mon-sieur , &c.
i Juillet 1751-