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On eflrevenu su,jouid’huides piéjugés íuiJes tra.ductions.Le Mis-sel , leBréviai-re sonttradui tsLe impri-
513 Treizième Lettre
■l’in.férer dans l'Année Chrétienne de M. ìeTourneax ( » ). Touc ce grand bruit tomba ; lesfidèles demeurèrent en possession de la lecturedu Missel , & eurent la consolation de pou-voir entendre ce que l’Eglise demande pour'eux& ce qu’ils doivent demander avec elle. Sivous aviez plus de Foi , vous verriez par-làcomment Dieu fait son œuvre au milieu descontradictions les plus violentes , & commentil fçait vaincre les obstacles les plus insurmon-tables en apparence.
II n’est plus question à présent de plaintesdu Clergé , ni même de Bref du Pape contrela tradiction du Missel. On est revenu des pré-jugés. Aujourd’hui, Monsieur , dans la Capi-tale de France „ qui fait un monde , non-seulement le Missel , mais le Bréviaire menteest traduit en françois, avec permission , pri-vilège & approbation de Monseigneur l’Arche-vêque ; ensbrte que tout fidèle qui fçait lire ,a l’avantage de pouvoir dire en françois toutce que ['Ecclésiastique dit en latin. Mais écou-tez encore, s’il vous plaît, ce que M. de Ro-
wfryï, (a) Le P. d’Avrigui d'où ces paroles font tirées,' , prend occasion de ce qui fe passa touchant la tiaduidions ‘ du Missel i pour déclamer contre la leétnre de l’E-p. 387. criture-Sainte ,& calomnier Messieurs de Port-Roval.* »Les Novateurs , dit-il, il’ont point trouvé demoien
»plus sûr pour se faire réputation St insinuer ensuite«lents erreurs avec plus d’autorité , que de mettre les«divines écritures entre les mains du peuple, Lt fur-« tout des femme-s aussi aisées à prévenir que difficiles•>á détromper. « Ce Jésuite a l’impudence d’ajouter,«quec’eít ce que Saint Jérôme reprociioit aux Péla-«giens, à qui cet artifice avoir réussi. Calvin l'a em-» ploie avec le même succès, & nous voyons de nos«yeux combien ii a contribué au progrès du Jansénis-mne, « Pour toute réponse à cette étrange décla-mation du P. d’Avrigni contre la leâute de rEcri-ture-Sainte , nous lui dirons avec Saint Jérôme , qu’ilcite à faux : Non itulige t refilli , quod apercé blafphe-mumeft.