jif Treiúeme Lettre
Chance. de Douai, qui lui ouvroient leurs coeurs íàslSlier de réserve, juíques-là que M. Gilbert, Chancelier1 liniver- ['Université & Prévôt de Saint-Amé , qui leíré, ^ ir p reno [ t n 0ur i e vr ai M. Arnauld, lui aiant té-feffiun rnoigne desirer de íe mettre eutierement fous fagénérale conduite pour les affaires de fa conscience , lepar écrit faux Arnauld exigea de son nouveau pénitentau faux qu’ii lai envoiât par écrit fa confession générale :Arnauld. ce q Ue C£ jj Dn Docteur sir avec.la plus grandesimplicité du monde.
18. L e fourbe n'en demeura pas-la : il tira enco-Le four. re ^ ell qpjiité de Directeur , une démission dudonner à bénéfice de son pénitent & de ses dignités, sesM C jt. lettres, ses livres , & íes papiers les plus secretsbert & á & les plus importans, II en fit autant à M. dew. de l.i Ligni ; & de plus , pour se défaire de lui > il luigm la dé- quitter son emploi, vendre fes meubles, aban-de^leurs t " onner ion pais , & aller à l'autre bout du Ro-b i néii-esy aume ' í° us prétexte d'un établissement chimé-&"nigui. tique, dont il l’avoít assuré par fes lettres. II netés. manquoit plus qu’une chose aux Auteurs de cet-te fourberie.
19. Il falloir faire croire à ces Messieurs deSuite de Douai & au public , que tout ce qu’ils avoientcette écrit étoit passé des mains du véritable Ar-fouíbe 6 nau ^ âans les leurs. Pour cela > ils firent met-t j e * tre dans une Gazette de Hollande , que M. Ar-nauld avoic été volé par son Valet, & que ceValet > par une perfidie insigne, avoir livréaux ennemis de ce Docteur , fes lettres , fespapiers , & tout ce qu’il avoir de plus secret.Ils efpéroient par-là que tous ceux qui avoieuteu commerce de Lettres avec M. Arnauld ,prendroient la fuite. C'est ce que le faux Ar-nauld leur conseilla encore dans les Lettres.qu’illeur écrivit fous le nom du véritable , pourleur apprendre avec des lamentations lesplus touchantes, íe malheur qui lui étoit ans*