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I. APOLLONIUS , que St, Jerome nomme un personnage très-savant, vivoit sur la fin du second siecle & au commencementdu troisième , sous i’empire de Commode 8t de Severe. II écriviten grec contre l’héréíiarque Montanus , contre Priscille & Maxi-mìlle ses prophéteii'es, & contre leurs disciples. 11 leur reprochoitleur avarice , & tournoie en ridicule leur doctrine St leurs pro-phéties. » S’ils se tiennent aliurés de leur innocence, (dii'oit-il )„ qu’iis parodient pour se justifier des erreurs dont on les accuse ;>, ou s’ils en font convaincus , qu’ils aient honte de retomber» dans les mêmes fautes : car quand ils nieront que leurs pro-» phetes ont reçu des présens , St qu’on prouvera qu’eux-inèmes» eu ont reçu , ils seront forcés d’avouer qu’ils ne lant point des» prophètes. On juge de l’arbre par le fruit , & on doit aulìiiv juger du prophète par ses actions. Dites-moi donc -, un pro-» phete teint-il ses cheveux , pour les faire changer de couleur ?n Un prophète noircit-il ses sourcils? Un prophète aime-t-il à« être magnifiquement vêtu ? Un prophète joue-t-il aux dez ?« Un prophète donne-t-il de l’atgent à usure ? Qu’ils déclarentn si toutes ces choses font légitimes ou non : Lt je leur montrerain ensuite qu’elles ont été pratiquées parmi eux. <■ Apollonius com-posa cet ouvrage , que St. Jerome nomme un long & excellentlivre , insigne &■ lougum volumen, vers l’an 215.
II. APOLLONIUS-CalloTìus , ( Pierre) prêtre de Novare ,a composé un poëme du íiege de Jérusalem , par Vcspasen 8c'Cite , en 4 livres. Margarin de la Pigne , St quelques autresont cru que cet auteur vivoit dans le septième ou dans lehuitième siecle , mais l’on a prouvé dans le Moreri que c’étoicdans le quinzième siecle , comme Barthius , Vojsus , Sc les au-tres l'ont remarqué , après Jules-César Scaliger. M. du Pin ditque c’est un des meilleurs poètes chrétiens que nous ayons ; maisee poète chrétien ne fait pas difficulté d’invoquer les muses , dese servir des noms des divinités profanes. Ses vers élégiaques nefont point estimés. Jean de Ganay, chancelier de l’univeriité deParis , 8c aumônier du roi François premier , publia dans le sci-uieme siecle le poëme du siégé de Jérusalem. Adrien Vanderbugede Bruges eu fit faire une édition plus correcte chez Plantin , àAnvers.
APONÎUS , auteur ecclésiastique , qui florillbit fur la fin dufeptieme siecle vers 680 , a écrit des commentaires fur le canti-que des cantiques selon l’interprétatîon des Septante. Cet ou-vrage qui est une allégorie continuelle des noces de J. C. 8c del’église, est divisé en 6 livres. L’auteur le dédia d un saint prêtrenommé Armenius. Ce commentaire est allez bien écrit, pleind’esprit St de science , Sc l’uu des meilleurs qui aient été faitsfur cette matière. On le trouve dans la bibliothèque des peres.
■ AQUAVIVA , C Claude ) général des Jésuites , fils de Jean-Antoine , duc d’Attri , étoit déjà camérier du pape Pie V , lors-qu’á l’áge de 25 ans il entra citez les Jésuites l’an 1567. A peine