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du monde. L’échelle sainte de St. Jean Clîmaque. si. Instruc-tions chrétiennes tirées des lettres de M. de St. Cyran. 7, Lavie de Grégoire Lopès. Le second volume renferme les vies desperes des déserts.Elles ont été souvent réimprimées depuis en troisvolumes in-8°. Le troisième volume contient, 1. L’hiltoire del’ancien testament tirée de l'écriture-sainte. 2. Les confessions deSt. Augustin. Les vies de plusieurs saints illustres forment le qua-trième volume. Les antiquités judaïques de Joseph & la guerredes Juifs contre les Romains du même historien , le cinquième& le sixième. Le septieme renferme les œuvres de Ste. Thérèse ;& le huitième , celles de Jean d ’Avila. Andilli retourna à Port—Royal dans le temps que cette maison jouissoit d’un aller grandcalme. 11 y vécut comme autrefois, partageant tout son tempsentre la priere , l’étude & le travail des mains. Quoiqu’il fût alorsoctogénaire , il ne ressentait prefqu’aueun affoiblilTement du côtéde l’efprit ni même du côté du corps. » Ses yeux vifs, dit M.» Fontaine > son marcher prompt 8t ferme , sa voix de tonnerre»n son corps sain 8t droit , plein de vigueur , ses cheveux blancs« qui s’accordoient si merveilleusement avec le vermillon de son>> visage, sa grâce à monter & à se tenir à cheval, la fermeté de» fa mémoire , la promptitude de son esprit , l’intrépidité de sa» main > soit en tenant la plume, soit en taillant les arbres ,»> étoient comme une efpece d’iinmortalité, « II mourut en 1674à 8; ans. M. de Balqac fait en peu de mots l’éloge de M. à’An-dilli , en disant » que c’étoit un homme qui possédant toutes les« vertus morales & chrétiennes , ne tiroit point vanité des« premieres & ne rougissait point des fécondes.
II. ARNAULD , (.Antoine) frere du précédent, naquit 1Paris le 6 de février 1612. II étoit le vingtième & dernier desenfans de M. Antoine Arnauld, célébré avocat , & de CatherineMarion , fille de M. Marion , avocat-général. II fit ses humanitésavec ses neveux le Maître & de Saci , au college de Calvi quiétoit annexé à la maison de Sorbonne. II fit fa philosophie danscelui de Lisieux , & s’appliqua ensuite à l’étude du droit avec M.le Maître. Mais bientôt il y renonça pour se livrer tout entier àla théologie. 11 étudia en Sorbonne sous le fameux M. Lescot ,qui fut depuis confesseur du cardinal de Richelieu , 8t ensuiteévêque de Chartres , & dont il contredit les sentimens fur lagrâce. Le jeune théologien entra en licence en 1658, & donnades preuves d’une grande érudition. II y brilla adstuporem , selonTexprestion de ses approbateurs , c’est-à-dire , jusqu’à jetter toutle monde dans Tâtonnement. II meuoit en même-temps une vieexemplaire en Sorbonne où il logeoit & gardoit une exacte re-traite. A peine étoit-il sorti de licence , qu’il fit imprimer la ré-futation d'un ouvrage du pere Antoine Sirmond , Jésuite. L’objetde ce livre étoit d’affoiblir le commandement de l’amour deDieu. Prévenu très-favorablement pour l’abbé de St. Cyran , ilvoulut s’ouvrir entièrement à lui, II trouva moyeu de lui écrire au
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