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feu les récitant! II mourut à Bruxelles dans le fânxbourg de Lo«j fle 8 août 1694. Son cœur fut porté à Port-Royal. Les poètes le*plus célébrés firent des épitaphes en son honneur. Voici cellartzue M. Boileau Despreaux composa ;
Au pied de cet autel de structure grossière ,
Gît fans pompe enfermé dans une vile bierre ,
Le plus savant mortel qui jamais ait écrit ;
Arnauld , qui fur la grâce instruit par Jesos-Christ fCombattant pour l’église , a dans l’égHfe mêmeSouft'ert plus d’un outrage & plus d’un anathème.
Plein du feu qu’en son cœur souffla l’efprit divin 1II terrassa Pelage , il foudroya Calvin rDe tous les faux docteurs confondit la morale ;biais pour fruit de son zele , on l’a vu rebuté ,
En cent lieux opprimé par la noire cabale ,
Errant , pauvre , banni , proscrit , persécuté rEt même par sa mort leur fureur mal éteinte ,
N’eu eût jamais laissé les cendres en repos ,
Si Dieu lui-même ici de son ouaille sainte 7A ces loups dévorans n’avoit caché les os.
M. Arnauld a été peint frès-dift'éremment par les divers partis.*Rapportons d’abord ce qu’en ont dit ses partisans. M. l’abbéK acitie a cru en tracer un portrait fidele, eu lui appliquant celuique l’abbé de la Bletterie fait de St. Athanasc. Le voici en abrégé :„ II avoir l’efprit juste , vif & pénétrant ; le cœur généreux &n désintéressé ; u né foi vive ; une charité fans bornes ; une» humilité profonde ; un christianisme mâle 7 simple Sc noble„ comme l’évangile í une éloquence naturelle , semée de traits,, perçans , forte de choies 7 allant droit au but. L’austérité de« fa vie rendoit la vertu respectable ; fa douceur dans le com-„ merce le faisoit aimer. Jamais ni Grecs ni Romains n’aimerent„ autant la patrie qu’il aima l’églife 7 dont les intérêts furent„ toujours inséparables des siens. II avoir un cûup d’œil ad*„ mirable pour appercevoir des ressources même humaines ,■„ quand tout paroiiìòit désespéré. II lutta pendant près de cin-„ quante ans., contre une ligue d’hommes subtils en raiscnne-n mens , profonds en intrigues , courtisans déliés , maîtres du„ prince , arbitre de la faveur , calomniateurs infatigables ,„ barbares persécuteurs. II les déconcerta , il les confondit 7,7 & leur échappa toujours , fans leur donner la consolation de77 lui voir faire une fauile démarche. II les sit trembler lors„ même qu’il fuyoit devant eux. Personne ne discerna mieux que7> lui , les m orne u s de se produire ou de se cacher 7 ceux de la„ naro'“ ou du silence 7 de faction ou du repos.... II sot en-»7 tretenir des correspondances, ménager des protections ,• lier•„ entr’eux les (défenseurs de la vérité), encourager les plusK • çj#rvid^ 9 >