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Tome premier.
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tonte entiers de l’illuítre docteur. Les langues italienne & es-pagnole ne lui étoient point étrangères. Pour la françoife , il enpoli'édoit toute la force. Son style n'est pas toujours fleuri ; maisil est riche , clair , nerveux , abondant. 11 étoit très-versé dansla lecture des poètes. II nous a laiílé fur la poésie des réflexionssolides & où régné un goût de rpligion , qui domine dans tousses ouvrages. On connoît fa géométrie & ses autres ouvragesphilosophiques. 11 soutenoit la philosophie de Descartes , quiétoit alors toute nouvelle. II prenoit avec feu la défense de laméthode de ce grand philosophe, pour prouver l’existence deDieu St la spiritualité de notre aine. II regardait comme unsmarque singuliers de la divine providence , que cette méthodeeût été découverte dans un siecle où commençoient à paroîtretant d’esprits libertins. Le grand nombre d’ouvrages enfantés par M.Arnauld doit étonner ; il seroit trop long d’en donner un ca-talogue détaillé. La plupart sont anonymes St roulent fur lesaffaires du temps. Arrêtous-nous aux principaux. I. Histoire (fconcorde évangélique en latin, à Paris 1655. II. Traduction deslivres de St. Augustin , des mœurs de Véglife catholique ; de lacorreclion (/ de la grâce ; de la véritable religion ; du manuel .Le lecteur fait que ce fut à la sollicitation de M. Arnauld , queles Bénédictins entreprirent leur belle St savante édition desouvrages de ce pere. III. L 'innocence & la vérité défendue contreles Jésuites St leur pere Brisaeier. IV. Défense du nouveau testa-ment de Mons contre le pere Maimbourg. V. Inftrucìions du rituelcl’Alet. VI. Le renversement de la morale de J. C, par la do&rinedes Calvinistes fur la justification , 167a. VII. Apologie pour lessaints peres de Léglife contre le sieur le Moine. VIII. Plusieurscensures épiscopales de Y apologie des Cafuifles. IX. Septième ,huitième , neuvième , & dixieme écrit des curés de Paris contrela morale corrompue des Casuistes. X. Neuf volumes de lettresoù fout plusieurs écrits iiitéreiians. XI. Deux volumes fur la né-eejstté de la foi en J. C. pour être sauvé , contre la Mothele Vayer qui relevoit fort les vertus des Païens. XII. L 'innocenceopprimée dans les filles de l’enfance. XIII. Les six derniers vo-lumes de la morale pratique. XIV. Difficultés proposées d M.Steiaert en neuf parties, fur des points très-ímportans. XV. Ecritsrecueillis en deux volumes , contre le système de la grâce géné-rale de M. Nicole. L’amitié de M. Arnauld pour ce célébréthéologien 11e l’empêcha pas de relever la méprise dans laquelleil croyoit qu’il avoit donné , en cherchant un peu trop à fe rap-procher de la plupart des Thomistes modernes. O11 fait que M.Nicole qui a toujours été très-attaché aux dogmes de la grâceefficace par elle-même , avoit imaginé une grâce générale ac-cordée à tous les hommes. Le desl'ein de ce sage écrivain étolelouable ; il vouloir satisfaire aux plaintes des pécheurs qui disentqu’ils n’ont pas la grâce , Lt aux raifonnemens populaires queL’óìi oppose á la doctrine de St. Augustin, Mais peut-être que