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plées par des colonies d’Aniane. Quelques évêques lui demaadíMrent aulli des moines pour rétablir la discipline dans les monastèresde leurs diocèses. L’empereur Louis le Débonnaire vouloir avoirBenoît auprès de lui , & lui donna le monastère de Maur-Monster«n Alsace. Mais comme ce lieu étoit éloigné d’Aix-la-Chapellêoù l’Empereur faisoit sa résidence ordinaire , ce prince lui fitbâtir un nouveau monastère à deux lieues de cette ville. 11 lechargea de veiller fur tous les monastères de son royaume ; &ce fut par son ordre que Benoît dans une aíl’emblée d’abbés ,tenue à Aix-la-Chapelle l’an 817 , travailla à une réforme géné-rale par des réglemens , qui supposant la pratique exacte de laréglé de St. Benoît , établill'oient une discipline uniforme dansles choses fur lesquelles cette réglé ne s'expliquoit pas. Benoîtconservoit à la cour , lorsqu’il étoit forcé d’y paroître , le mêmeesprit de recueillement que dans ses monastères. 11 n’usoit ducrédit qu’il avoir sur F esprit de l’Empereur , que pour lui donnerde bons conseils & pour protéger les solides. Enfin , après avoirpaiì'é les dernieres années de fa vie dans des infirmités continuel-les , il rendit son a me à Dieu le onzième de février de Fan 821 ,étant âgé de soixante-díx ans. II est honoré comme le restaurateurde la discipline monastique en Occident. Benoît d’Aniane fut enFrance & en Allemagne , ce que St. Benoît avoir été en Italie.Benoît avoir fait pour Futilité des moines un recueil de toutes lesréglés monastiques, connu fous le 110m de code des réglés , ( codexregularum ) en un seul vol. m-4 0 , divisé en trois tomes. Le pre-mier contient les réglés des moines d’Orient ; le second cellesdes moines d’Occident ; le troisième celles des religieuses. Ona encore de lui , concordia regularum , in-4 0 , Paris 1665. C’estune concorde des différentes réglés, dans laquelle elles font toutesrapportées aux dist'érens chapitres de la régie de St. Benoit pour luiservir de commentaire. O11 trouve dans sédition que nous in-diquons le codex regularum.
III. BENOIT XIII , Pape , de l’illustre famille des Ursins ,vit le jour en 1649. II entra dans Fordrc de St. Dominique en 1662 ,Et fut honoré du chapeau de cardinal 10 ans après. Nommé ar-chevêque de Manfredonia en 167; , il étendit ses foins paternelsfur toutes les parties de son diocèse. Transféré ensuite à Ccsene& delà à Bér.évent , il étoit dans cette derniere ville le samedicinquième juin 1688 , lorsqn’un tremblement de terre , qui larenversa presque toute , ruina le palais archiépiscopal, où il étoitr esté seul avec un gentilhomme. lis furent précipités Fun St l’autredu second appartement , jusques fur la voûte de la cave. Legentilhomme fut écrasé sous les ruines ; mais l’archevêque n’eutque de légeres blessures , quelques bouts de cannes de roseauayant formé sur sa tête une espece de toit sous lequel il avoit laliberté de respirer. O11 le tira de li au bout d’une heure & demie ,& îl prêcha le jour même le St. Sacrement à la main. Bénéveut»qu’il enrichit de plusieurs édifices , le reconnoît pour un de ses