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Tome premier.
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BEN 777

es m me le celléríer , l’infirmier , l’hospitalieí , 1 s portier. L'abbéavoir 11 » état île tous les meubles St des habits du monastère, afiitque rien 11e se perdît ; & la propriété étoit étroitement défenduejusques dans les moindres choies , un livre , une tablette 1 uijstylet. Ceux qui le présentoient pour entrer , n’étoient reçusqu’aprcs de grandes épreuves. Celui qui avoir persévéré, faisoitprofession , St ne promettoit que la stabilité , la conversion deses moeurs , & l’obáiíî'ance. Les jeunes moines honoraient lesanciens , & leur donnoient le titre de peres. Si quelqu’un mail*quoit à la réglé , 011 l’avertifloit en secret, ensuite 011 le reprenoitpubliquement. S’il 11e se corrigeoit pas , il étoit soumis à uneforte d’excommunication , qui étoit une séparation de la com-munauté , plus ou moins grande , á proportion des fautes scomme de 11e point entonner de pseauine ou d’antienne , de nepoint lire de leçon à l’offiee , de manger seul après les autres ,de 11e parler à personne. S’il étoit trop dur & trop insensible,011 n soit de punition corporelle. Quand 011 avoir estayé tous lesmoyens , & qu’aucun 11e réuslilïbit , on challoit le mauvais sujetdu monastère , de peur qu’il ne corrompît les autres. La réglé deSt. Benoît a été plusieurs fois imprimée , traduite & commentée jnous ne citerons que le commentaire littéral, historique & moralde dom Calmet , in- 4 0 . Le lecteur aura la bonté de la consulter.C’est une source abondante d’érudition.

II. BENOIT d’Aniane , C St.) naquit en Languedoc vers lemilieu d 11 huitième siecle. Son pere , qui étoit comte de Mague-lone , renvoya tout jeune à la cour du roi Pépin , dont il futéchanson ; il s’attaeha ensuite au service de Charlemagne. Maisbientôt la grâce lui inspira le désir de renoncer au monde , pours’occuper uniquement de son salut. Après avoir pris conseil d’unsolitaire fort vertueux , il partit de chez lui , comme pour allerà Aix-la-Chapelle où étoit la cour ; mais il s’arrêta en cheminau monastère de St. Seine , d’où il renvoya ses gens. II y vécutdans 1111e grande mortification, ne se nourrilìánt que de pain 8td’eau , dormant peu , & souvent sur la terre nue , p allant quel-quefois la nuit en prières , nuds pieds fur le pavé , même anplus fort de l’hyver. Les moines le traitèrent d’abord d’insensé ;mais ils reconnurent ensuite la solidité de sa vertu & les rarestalens qu'il avoir pour le gouvernement. Après la mort de leurabbé , ils élurent Benoît pour lui succéder. Mais le St. hommevoyant qu’il y avoir trop à réformer dans ces moines , les quitta& retourna dans son pays, où il bâtit un petit hermitage danjune terre de son patrimoine , près d’un ruiíièau nommé Aniane.L’éclat de fa vertu attira peu-i-peu auprès de lui plusieurs disci-ples , à qui il apprenois ì marcher dans la voie étroite , en ymarchant lui-mêine le premier. Ses foins ne se bornojent pas aumonastère d’Aniane ; ils s’étendoient à mi grand nombre d’autrej,où il établilìoit comme dans le sien la pratique exacte de la réglade St. Benoît. Pluíieiir,s communautés presque désertes furent peu-Tome I. %