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lieux & plein de maximes solides. VI. L 'apologie à Guillaume tabbé de St. Thierry , qui est plutôt une censure des abus quiS’étoìent glissés dans l’ordre de Cluni , qu’une apologie de celuide Liteaux. Vil. Un traité de la nouvelle milice , qui contientl’éloge des chevaliers du Temple , que le St. docteur exhorte às’acquitter de leurs devoirs. VIII. Le traité de 1 ’humilité & deY orgueil, 5 t celui de l 'amour de Dieu. IX. Celui de la grâce 81du libre arbitre. X. Le livre contre les erreurs d ’Abailard , dontil confond les subtilités , en lui opposant la doctrine toute simple ,mais solide , des saints peres. XI. plusieurs sermons. XII. U11commentaire en forme de discours fur le cantique des cantiques ,où l’on trouve une onction qui pénétré le cœur de ceux qui s’yappliquent. Ilparoît surprenant qu’un homme qui est entré si jeunedans la solitude , & qui en a été tiré de si bonne heure , pour11’y rentrer que par intervalles, ait pu tant écrire &si solidement.Mais Dieu avoit donné à St. Bernard un esprit excellent, Sc un re-cueillement si profond , qu’il méditoit même toujours au milieumême des plus grandes agitations. Le style de cet illustre docteurest vif , noble & ferré : les pensées sublimes ; son discours agréa-ble. II est également plein de .force St d’onction ; il a conservéla maniéré dont les saints peres ont écrit , & ne s’est point servide la méthode des scholastiques & des controverfiíles de sontemps. 11 fait donner de louanges fans flatter , 1k dire des véritésfans offenser. Sa science 11’est pas une érudition curieuse , maisune doctrine utile au salut. 11 est si plein de l’écriture-sainte ,qu’il n’y a presque point de période où il n’emploie ses expres-sions. St. Ambroise St St. Augustin sont ceux des peres qu’il a leplus suivis , & qu’il regarde comme deux colonnes auxquellesil est invariablement attachés.
§ II.
Edition des Ouvrages de St. Bernard.
. 11 n’y a aucun peré de l’église dont les ouvrages aient été plus.souvent imprimés que ceux de S t. Bernard. Quoique l’imprimerien’ait été inventée que vers le milieu du quinzième siecle, néan-moins à la fin de ce même siecle on en avo't déjà imprimé différen-tes parties à Mayence , à Rouen , à Bruxelles , à Breíîé, à Paris.Dans le siecle dernier , Horftìus , curé de Cologne , s’applìqua àdonner une édition exacte des ouvrages de St. Bernard ; & aprèsy avoir apporté tous ses soins pendant un temps considérable ,il la fit imprimer fan 1641. Cette édition fût reçue avec applau-dissement & réimprimée en plusieurs endroits. Cependant, Horfiiusayant encore laissé dans le texte plusieurs fautes qui fe pouvoientcorriger avec le secours des manuscrits , le pere Chantelou , Bé-nédictin , de la congrégation de St. Maur , entreprit de revoirsédition Y Horfiius , & donna au public les sermons du temps Sttles saints , corrigés en plusieurs endroits. Ce pere ctant mort
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