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avant que d’avoir pu revoir les autres ouvrages de St. Bernard, lepere Mabillon fut choisi pour ce travail, & les fit paroître l’an 1666en grands St en petits volumes dans l’ordre de l’édition d ’Horfiius ,revus St corrigés fur plusieurs manuscrits. Mais comme cette édi-tion est le premier ouvrage de ce savant Bénédictin , Lt qu’il avoirdepuis tait plusieurs nouvelles découvertes fur les,œuvres de St,Bernard , il en donna une seconde , imprimée à Paris en deuxvolumes in-folio l’an 1690. Cette édition , dans laquelle lesouvrages font dans un ordre nouveau , est enrichie de belles pré-faces , d’un grand nombre de notes au bas des pages, Lt de notesplus étendues à la fin du premier volume. Ce premier volumecontient tous les ouvrages qui font véritablement de St. Bernard ,Lt il est divisé en quatre parties. La premiere contient les lettres ;la seconde les traités ; la troisième les sermons pour toute Pannes ,fur les fêtes des saints St fur diverses matières. Ils 11e font pasmoins travaillés que lés autres ouvrages ; ils font pleins de penséesvives & solides, trcs-propres à toucher le cœur. 11 les a prefquotous prêches à ses religieux , auxquels il faifoit ordinairement tousles jours des exhortations. Le pere Mabillon fait voir dans fa pré-face , que quoiqu’il pût y avoir parmi ses religieux des freresconvers qui n’entendifl'ent point le latin , néanmoins la plupartde ces sermons ont été récités en latin , comme leur style le faitâliê'/. connoître. II avoue qu’il a auíli quelquefois prêché en langueromance ou vulgaire , en faveur de ceux qui n’entendoient pointle latin. Enfin , la quatrième partie du premier volume des œu-vres dc St. Bernard , contient fies sermons fur le cantique descantiques. Le second volume renferme tous les ouvrages qui ontcté attribues à St. Bernard , quoiqu’ils ne soient pas de lui. Lesavant éditeur a mis austi dans ce volume les cinq livres de la vietb St. Bernard , qui font suivis de l’histoire de lés miracles, Lrd’autres pieces également importantes 8t curieuses. Après avoirdonné une idée générale des écrits de St. Bernard , nous croyonsdevoir en rapporter quelques extraits. Ces échantillons ferontjuger combien ils fout ïntéreíïàns , & combien l’on est heureuxde pouvoir fe nourrir d’une doctrine si salutaire.
§ III.
L’apologie , qui est adresiée à Guillaume , abbé de St. Thierry.prés <îe Rheims , est divisée en deux parties. Dans la premiere ,St. Bernard proteste que lui & ses moines de Cîceaux font très-éloígnés de blâmer aucun ordre religieux , ik qu’ils ièroient lesplus malheureux de tous les hommes , si fous un habit méprisableils cachoient l’orgueil Scie mépris des autres. II loue l’ordre deCtuni , & marque quelques religieux qu’il a empêché de le quit-ter , pour palier à celui de Cîtearx. II prouve que la variété desordres religieux ne doit point altérer la charité , Li blême ceuxde fou ordre qui parloien: mal des moines de Cluni. Dans la fe-7 orne I. A a