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Tome second.
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DUCHE’ DEVANCY , ( Joseph Franfiis) né à Paris en lííî id’un gentilhomme ordinaire de la chambre , s’adonna d’abordà la poésie profane , 8c il cultiva ensuite la poésie sainte. Son ta-lent en ce genre lui procura l’amitié 8c l'estime de madame deMaintenois, qui le fit travailler pour St. Cyr. On y chante encoreles hymnes Sc les cantiques sacrés qu’il a composés. On a encorede lui d'autres poésies 8c une paraphrase du pseautne beatusS.I> qui nqn abiit , Lee. 8c un recueil ^histoires édifiantes en proieín-iz, plusieurs fois réimprimées. Elles réunissent, dit un au-teur , les agrémens du style 8c l’avantage des instructions. Quel-ques-unes, comme Judith, font remplies de pensées fortes, deléntimens élevés Sc d'expreflìons sublimes! d’autres, telles qu’ Atke-nais t ont toute la douceur du sentiment , tout le coloris de l’a-ménité 8c toutes les grâces de la nature ; elles plaisent encorepar la variété des personnages 8c des caractères : les Juifs, lesGrecs, les Romains > les Chinois, &c. des hommes, des femmes ,des Rois , des ministres, des particuliers paroisse»! successivementsur la scene. Duché mourut en 1704 , membre de l’académíe desinscriptions qu’il honoroit par la douceur de ses moeurs 8c parles grâces de son esprit.

DUCROS , (pierre') ou d’Auvergne , entra dans l’ordre deSt. Dominique, où il enseigna avec applaudissement. 11 fut undes plus illustres disciples de St. Thomas , 8c il donna un sup-plément à la somme de théologie de son maître. L’évêché de Cier-mont ayant vaqué, il fut élu pouî^empiir ce siégé , 8c il répon-dit à l'attente des peuples. Ce savant prélat fiorissoit versTan rrSo.

DUDQN, écrivain du douzième siecîe, fut chanoine, puis doyende St. Quentin en Vetmandois. On a de lui une histoire despremiers ducs de Normandie , quim trouve dans la collectiondes écrivains normands de Duchejne. Cet ouvrage fait avec asseapeu de jugement est écrit d'un style barbare.

DUGUET , ( Jacquet-Jfieph ) né à Montbrison e» 1659, del’avocat du Roi , au présidial de cette ville , fit ses humanitésdans le college des peres de l’Oratoìre. Le roman de 1 'Astréed ‘Urfé lui étant tombé entre les mains , pendant qu’il faisoitfa troisième , il composa dans le même goût une histoire desaventures de Montbrison 5 mais il la jetta au feu par le conseilde sa mere. Que vota jetiez. malheureux , lui dit cette damevertueule , st vous abustez ainst des talent dont Dieu vous a,favorise. Cette réflexion toucha le jeune Duguet qui pensa alorsà se consacrer à Dieu dans la congrégation de T Oratoire. Aprèsavoir passé deux ans à l’institution de Paris , il alla faire soncours de théologie à Saumur & ensuite professer la théologie àTroye. Ses succès l’ayant fait rappeller à Paris , il fut élevé ausacerdoce en 1677. Ses supérieurs le placerent au séminaire derSt. Magloire , où il enseigna la théologie scholastique , 8c où il£t des conférences publiques fui Téctiture-saitite 8c sur Thistoire