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Tome second.
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& la discipline de TégUfc. Ses travaux dérangèrent fa Tante na-turellement très-délicate ; il fut déchargé de tcut emploi en 8o amais Tannée d’après il alla Taire des conférences à Strasbourg ,à la prieie du maréchal de Chamitíy , qui étoit gouverneur dçcette ville. Te retour à Paris, il composa divers ouvrages, jus-qu : à Tannée i68 5 , qu’ilfortit de 1 Oratoire pour fe retirer auprèsd» célébré docteur Amauld. L air de ce pays ayant altéré TaTancé 5 il revint à Paris où il vécut comine un anachorète dansla maison du président de M.nars. Sa vie suc assez tranquille ,jufqu’en 1715, que les querelles de la bulle unitemtui vinrent latroubler. Mais avant que de parler de ses traverses, il fautparler des ouvrages Tortis de fa plume : ouvrages qui furent enpartie la cause des persécutions de Tes ennemis. Nous avons delui I. La conduite d’une dame chrétienne , qu’il composa pourmadame d'Aguejseau , en isi8o. X>t ouvrage est i 6c on ytrouve d’excellentes leçons pour une mere de famille. H. Letraite' des-devoirs d*tin eveque , auquel il travailla en 1682, à laprieie de M. de Lescar évêque de Lavaur. III. Une lettre Tousle nom de la mere Anne-Marie Jesm , Carmélite , ( Mile. d*t-pemon j pour une dame protestante qui avoit confiance danscette religieuse. Bojsuet ne put s’empêcher de dire en la lisant,qu il y avoit bien de la théologie sous le voile de cette religieuse.IV. Réfutation du íystéme de la grâce générale de M. Nic^e pouxrépondre à M. Gillot chanoine de Rheims , qui Tavoit consulteTur cette matière. L’abbé penfoit íur cette matière plutôt

comme Amauld que comme Nhetc. îl est évident par ce livre ,qu'ii adoproit les idées de ce célébré docteur. Nous dirons rcette occasion , qu’il n’étoit pas moins opposé que lui au for-mulaire ; voici ce qu’il en dit dans une fameuse lettre adressée L-Tévéque de Montpellier. Nous citons cette lettre comme unéchantillon de Ton style , fans adopter fes scutimens. „ Il est„ étonnant, dit-il, qu’on ait établi un formulaire , pour faire,, signer la condamnation d un Uvre épargné à dessein dans le„ commencement , enveloppé en'uiic par artifice dans la çen-„ sure de quelques propositions dent il enseigne les contiadic-„ toires, examiné avec si peud’attention en France, Sc ne Tayanc, 3 été nulle autre part. II est inouï dans toute Tantiquité, au'on„ ait condamné un auteur pour des propositions qui ne fussent„ pas conçues dans Tes propres termes. O11 n'en peut citer aucun,, exemple 3 & quand on en pourreit citer , ce Teroit un ícan-,, d^le Lc non pas un exemple, parce qu’il est du droit naturel,,, de ne rendre un auteur rcfponíable que de ce qu’il a dit, &.„ non de ce qu'cn a substitué â lès paroles, 11 est inouï qiTon.„ ait jamais.censuré un ouvrage entier fur un extrait arbitraire3 , que íes ennemis en aient fait. li est inouï que cet extrait aie,, d’abord ét^ propose comme une doctrine indépendante 6c ds-„ tachée , afin que la censure trouvât moins d'obstacle , 6c qu’oixM la sit ensuite retomber sur un gros volume , où des matière*Tome II, U

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