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Tome second.
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se fit un r.om dans son ordre pat sa piété, & par différens Ouvra-ges d’histoite ou de doctrine. Le plus connu est son martyrologede l'erdre de St. François-, livre inexact , mais savant.

DUNCAN, ( Martin ) né à Kempen , dans le diocèse de Co-logne I en 1505 , fit ses études à Louvain avec distinction. Iltourna ses études du côté de la controverse, & se fit redouterpar les Proteûans. Les Anabaptistes furent fur-tout l’objetde son zele , & il en convertit plusieurs. Il fut pourvu d’unecure en Hollande. Les Protestans s’étant rendus maîtres de cetteprovince , ils le persécutèrent en diverses maniérés , mais il neceíì'a d’écrire contr’eux. Ses principaux ouvrages sont I. De -ver*Chnsti ecclefiâ. II. De facrificio MiJ/'et. III. De pittrutn & impiaruntimagiaum Hffercntir & cultu. Ces productions font estimablespar la solidité , la justesse & le savoir. Dttncan mourut en 1550 ,à 8 $ ans > à Amersfort.

DUNfiAL, auteur hibernois du neuvième siecle, passa en France,où son habileté le fiteonnoître. 11 n’est pas certain qu’il ait étémoine de St- Denis comme quelques-uns l’ont prétendu, maisil fut fort attaché à cette abbaye. CbarU-magne , instruit de sonsavoir, le consulta en 81 r sur deux éclipses de soleil qú’on préten-doit être arrivées satinée précédente. La réponse qn’il fit à ceprince se trouve dans le tome ro du spicilege de dom Lucd'Acheri. Clément, évêque de Turin , ayant attaqué les images ,Dungal les défendit , dans un traité qu'on trouve dans labibliothèque des pores.

DUNS ou Scot, (Jean) surnommé le doííear subtil , naquità Duns en Ecosse vers l'an 1260. Etant entré dans l’ordre desFreres Mineurs, il étudia à Oxford avec beaucoup de succès- 11vint ensuite à Paris où il fut élevé au degré de docteur. Il ysoutint l’opinion de la conception immaculée de la sainte Vierge ,dont il parle ainsi : On dit communément qu’elle a été conçuedans le péché originel- 11 en rapporte les raisons , auxquelles iltâche de répondre , & ajoute : „ Je dis que Dieu a pu faire que„ la Vierge ne fût jamais en péché originel. Il a pu faire auílì„ qu’elle n'y fût qu'un instant, & il a pu faire qu’elle y fût quel-,,- que-temps , 8c que dans le dernier instant elle fût purifiée.Scot apporte des raisons de ces trois possibilités , 8c conclut ainsi :

,> Dieu fait lequel de ces trois il a fait ; mais il semble convena-„ ble d’attribuer à Marie ce qui est le plus excellent, s’il n’est,, contraire ni à l'ecriture ni à l’autorité de l’Eglife. “ C’est air.fi.que Scot s’explique force sujet; 8t quoiau’il le fasse,comme onvoit,avec bien de la modestie,!! passe pour le premier auteur de l’opinionde la conception immaculée qui a fait depuis tant de progrès. Ellesemble néanmoins avoir été proposée dés le milieu du douziè-me siecle. La lettre de St. Bernard aux chanoines de Lyon pa-roít supposer qu’elle étoit le fondement sur lequel on vouloir ,introduire la fête de la conception. Mais cela n’étoit pas ablolu-tsent nécessaire : il suffisoitpom établir cette fête , qu'on vouiàs