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l«s conciles de Sívoniem Sc de Troye où il se trouv*. Ce ftitlui qui reçut les reliques de Sr. Maur. Nous avons de lui uneleponfe aux objections des Grecs où il y a de la solidité, maisson style n’a point cette pureté & cette élégance qu’on y desi-ïeroit. Cette téponle se trouve dans le spi.t e S e ae dom Lucd' ‘ r berì & dans les collections des conciles. Elle est divisée etlsept questions. On trouve dans la sixième, ot» il établit la pri-mauté du Pape , une choie fort remarquable. Il dit que legrand Constantin , avant que de quitter Rome pour fonder Cons-tantinople , donna à l’evêque de Rome l’autorité royale , & enfit écrire Pacte authentique , qui fut des-lors répandu par routle morn e. La fausseté de cette prétendue donation de Constantina été démontrée dans le siécle dernier ; & avant £»ée > on neyoit point d’auteur qui en ait parlé.
ENNOD 1 US , né en Italie en ^73 , étoit issu d'une familleIllustre des Gaules. Son esprit brilla beaucoup dès sa jeunesse?pn le choisit pour faire la panégyrique du roi l'he'odori.-, & il s'ettacquitta avec succès. II entreprit ensuite la défense du concilede Rome , qui avoir absous le pape Symmaque. Elevé fur lefiege de Pavie yeis l'an s 10 , il montra beaucoup de zele pourla réunion de l’égliíe d’Ojrient avec celle d'Occident. Le papefíormisdas renvoya légat à Constantinople, mais ce voyage futinutile. EnnoAim en fit un second qui n'eut pas plus de succès.Ce prélat finit fa carrière à Pavie en ;ri , à 48 ans. Nous avonsde lui plusieurs ouvrages ; les principaux font I. Vingt-huit dis-cours ou déclamations. II. Un panégyrique de Théodoric , roi desOstrogoths. III. Une apologie du concile de Rome. IV. Neuflivres d’épitres a diverses personnes. Le pere Sirmond , Jésuite ,publia une édition de ces différens ouvrages en rSia. On trouvedans la plupart du savoir & de l’éloquence , du moins de cellequi étoit à la mode de ce temps-là.
I. EPHREM > ( Saint ) diacre d'Edesse , naquit en Mésopota-mie. Son origine n’avoit rien que de bas selon le monde : maisla vraie noblesse > qui vient de la foi , se trouyoit dans la fa-mille puisqu’on y comptoir des martyrs. ípbrem ne fut pasexempt de la légèreté & des autres défauts ordinaires aux jeu-nes gens. II fe mit étant encore peu avancé en âge , foìis la con-duite d'un saint vieillard , qui vivoit fut upe montagne voisinede Nisibe. Jl commença alors à mener une vie tiès-pénìtente ,priant fans cesse , dormant peu , observant un jeûne rigoureux,( 5 c vivant dans une pauvreté parfaite. Dieu qui lui avoir inspiréde mener ce genre de vie , l’éleva par ce moyen à une hauteperfection. II réprima si parfaitement l’impétuosité naturelle deson caractère que l’on ne vit jamais un homme plus doux nípi uspatient. L’esptit de componction dont il étoit plein , & quisaisojt son caractère particulier > donne encoie aujourd’hui beau-eojrp de force & d’onction à ses écrits, comme il en donnoicpendant fa yie à scs exhortations. Mais la grande vertu de St.£f>krem éicit skumilité, La vue des dignités cceléjìastlques lui