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Tome second.
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Cette abbaye a subsisté long-teinps fous ld nom de St. Eloi,îl employa l'on art pour orner d’oi & de pierreries les chasses deplusieurs Saints , de St. Germain de Paris , de St. Martin deTours , de Ste. Geneviève , de St. Quentin , de St. Lucien. N'é-tant encore que laïc , il avoir l’autorité 8c le zele d’un évêque.Après la mort de st. Araire, évêque de Noyon , St. Etoi fut élupour lui succéder en 640. Dès qu'il fut élevé à l’épifcopat, ilprêcha la foi à des peuples idolâtres , fonda un grand nombred’églises & de monastères , & parut avec grand éclat dans unconcile tenu à Châlons. Député avec St. Ouen vers l’an 6;r , parles évêques de France, il alla à Rome au concile qui fut tenufous Martin u. Sa mort fut comme fa vie , elle arriva le premierdécembre rS6z. On a seize homélies qui portent l'on nom ; en-core les critiques doutent qu’elles soient de lui > quoiqu'ellescontiennent des restes précieux de l'ancienne discipline. Mais onne peut douter de f abrégé de la doctrine de St. Eloi , que Sc,Ouen nous a conservé dans fa vie , 8c qui fe trouve aulïì entre lesoeuvres de St. Augustin. Cet abrégé comprend les principauxdevoirs de la vie chrétienne , expliqués d'un style simple - ten-dre & paternel. La plus grande partie est tirée des fermons dcSt. Cesaire , dont les ' évêques fe fervoient souvent. St. Elei ycondamne tous les restes d’idolâtrie > comme de consulter lesdevins - d'obferver les éternueinens , ou le chant des oiseaux,& d’autressuperstitions. 11 défend les mascarades Scies réjouis-sances profanes du premier jour de janvier ; les danses , leschansons à !a fête de St. Jean. De telles pratiques, dit-il , nefont pas de Dieu , mais du diable. Nous avons une traduction,de la vie de St. Elei, publiée en iSzz in. 8°, à Paris par f abbél’ Evêque, chapelain de la chapelle des orfèvres. Il y joignit uneversionfrançoise des homélies, qui portent le nom du saint prélat,& un recueil de plusieurs fragmens de fermons du même saint.

I. ENE’E de Gaze , philosophe platonicien , florissoit fousl’empire de Zenon 8c fur la fin du cinquième siecle. 11 quitta la sectede Platon , pour fe faite chrétien , & il rendit des témoignageséclatans à la religion qu'il avoir embrassée. Nous avons de luiun dialogue intitulé : Tbéopbraste ; cet ouvrage important roulefur i’immortalité de l'ame Sc fur la résurrection des corps. 11 yparle des souffrances de quelques martyrsd'Afrique fous Hunneric,roi des Vandales, & il en rapporte des choses surprenantes. IIdit qu'on avoir arraché la langue à plusieurs jusqu'a la racine,Sc que cependant ils parloient contre toutes les loix de la mé-decine Sc contre l’ordte de la nature. Son dialogue fe trouvedans la bibliothèque des pères traduit de grec en latin par Am-broise le Camalduie. Nous en avons une édition séparée, publiéepar Jean Baver à Leipsick en 1655 , in- 4". L'éditeur y a joint dessavantes notes par Bartius.

II. ENE’E, évêque de Paris vers l’an S53 , fe distingua patfa science & par ia piété. II fit briller ces deux qualités dans

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