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pierres précieuses de l’habit du grand prêtre , imprimé à Rome'lòus ce titre : S. Epiphanii de Xii gemmis rationalis ftimmi fa-eerdotis JJebracrum liber ai Diodorum . Prédit nunc prime ex antiquanterst me latina opéra , & studio Fr. Foggini qui & notas a ijccit, in 4%Rom. 1743 j le (fliysialogue ; une lettre à Jean de Jérusalem I 8ïune à St. Jerome'. I. Le traite’ des hérésies est le plus considéra-ble des ouvrages de St. Epiphane. St. Augustin le prèfete au traitéde St. phi.astre fur la même matière. Il en a lui-même suivila méthode 8c transcrit des endroits dans son livre des hérésies.C’est au jugement de Photius , le traité le plus étendu 8c le plusutile qu’on ettt fait jul'qu’alors contre les hérésies , parce qu’ony trouve recueilli tout ce que les autres avoient dit de bon furla ìr.ême matière. 11 est cite par les peies du septième concile ,qui donnent à St. Epiphane la gloire d'avoir triomphé de toutesles hérésies en 80 titres. L’ouvrage est en ester divisé en 80hérésies. Par le mot d’hérésies , St. Epiphane entend une secte ouune société d’hommes qui ont fur la religion des sentimensparticuliers. Il distingue , comme St. Philastre , entre celles qutont paru avant la naissance de Jésus-Christ, 8c celles qui nefont venues qu'après. Les premiers font au nombre de vingt ,les autres au nombre de soixante. II. Le second écrit deSt. Epiphane est Yancorat > dans lequel il traite non-seulemenc' de la Trinité > mais encore de l’incarnation , de la résurrectiondes morts , Sc de fresque ton; les dogmes de la religion. 11 posepour premier objet de notre foi un seul Dieu en trois person-nes , le Pere , le Fils 8c le Saint-Esprit , toutes les trois éter-nelles 8c de même essence. Le nom d’ancorae que St. Epiphanedonna à cet ouvrage est un mot grec qui signifie ancre. Commeil y avoir recueilli tous les passages de 1 écriture qui servent »établir notre foi > il desiroit que ce livre pût, comme I’ancred’un vaisseau , affermir les fidèles dans la doctrine orthodoxe »au milieu des tempêtes 8c des agitations del’hérésie. Cet ouvragedevint si célébré , qu il se répandit presque pat toute l’église-III. Celui dans lequel il fait paroìtre plus d’érudition est son traitédes poiSi & des mesures. Son dessein paroît être de donner auxfideles des instructions général.es pour i’intelligence de la bible,IV Le recueil des propriétés des animaux fous le nom de phy-siologie est plus ancien que St. Epiphane , puisqn'il est cité parOrìgene ; mais on ne peut ôter à ce pere les réflexions mystiques& morales fur ce naturaliste. II est aisé de juger par les écrits deSt. Epiphane qu’il avoir beaucoup de lecture 8c d’érudition. Butlisant son grand traité contre les hérésies , '’u y trouve non-seulement une exposition assez détaillée des dogmes de la re-ligion , Sc des opinions tant des hérétiques que des philoso-phes , même les plus éloignés de son siecle ; mais encore quan-tité de fragmens des anciens écrivains ecclésiastiques > 8c unepartie considérable de l’histoire de réglife. C’est fans doute cequi a fait dire à St. Jérôme que les doctes Usoient les ouvrages