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ilê St. Epiphane à Cáuse des choses qu’ils contenoíent. Lorsqu’ilajoute que les simples les lisoient pour les paroles , il veut appa-remment caractériser le style de Sc. Epiphane qui est à la portéedes moins intclligens par ia simplicité. 11 y a des hérésies qu'ilcombat foiblement, d'autres avec plus de force 8c de succès >mais ion style est le même par-tour , bas , rampant, & quel-quefois obscur 6c embarrassé. Crédule au-delà des réglés de labonne critique , il ajoutoit foi trop légèrement aux mémoiresqui lomboient entre lès mains ; delà vient qu’il se contreditquelquefois ôc qu’il peche souvent contre la vérité de l histoite.Ces défauts que l’on reprend dans ses écrits n’ont pas empêchéqu'ils ne soient très-estimés, &r qu’ils n’aient méticé à leur au-teur le titre d illustre docteur de l’église. La meilleure éditionde ses ouvrages est celle de Paris , in-fel. iSia , en grec 8c en.latin, par le P. Petau.
II. EPIPHANE ie Schoiastcque, vers l’an ZIO ,étoitamidticélébré Caffi^dorc, premier ministre de Tbcodoric. Ce fut à fa prièrequ’il traduisit du grecen latin les historions ecclésiastiques, Socrate,Ò0Z.0K1. ne & Tneod.ret. Caflìodom ie servit de cette version pourcomposer un corps d’histoire qu'il nomma Tripartie: , parccqu’il avoir fait un choix de ce qu’il y avoir de meilleur dans cestrois historiens. On attribue encore à Epiphane une ancienne ver-sion des antiquités des Juifs de Joseph : elle a paru sous sonnom à Oxford l’an 1700 , 1» fil. Les savans lui donnent encorede courtes fcholies fur la premiere épître de St. Pierre , fur l’épi-tre de St. Jude , sor la premiere 8c seconde épître de St. Jean.Cet écrivain paroit dans ces distèrens ouvrages un auteur dutroisième ordre. Son style est infecté de la barbarie de son íiecle j
' í'es versions ont quelque fidélité, inais fans élégance.
III . EPIPHANE > archevêque de Constance dans l’isle deChypre , sc signala par les vertus épiscopales, 8c par les lumièresqui doivent accompagner ces vertus. On a de lui plusieurssonnons que le pere Petau , jésuite, fit imprimer avec les oeuvresde St. Epiphane , in.fol. 2, vol. à Paris râaa. II fioriísoir versl’an 870.
jv. EPIPHANE, moine de Jérusalem vers l’an p s S > dontirons avons un ouvrage qui peut être utile aux historiens I il estintitulé : Syria & urhs Janlia ; Léon Allatius l'a publié dans sosrecueils.
ERASME , ( Didier ) naquit à Roterdam vers l’an 14Í5. Ilfut enfant de chœur jufqu'à l’àge de neuf ans dans la cathé-drale d Utrecht- Après la more de tìerard son pere , ses tuteursl’obligerent de prendre l’habit de chanoine régulier de saintAugustin. Pendant qu'il fut dans Ie cloître , il s’appliqua à l’étu-de , & composa quelques ouvrages de piété, comme celui dumépris du monde. Ordonné prêtre cn :49a par l’évèque d’Utrecht,il alla à Paris pour y continuer sos études , portant toujours l’ha-bit de son ordre, 8c demeura queique-temps au college de
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