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Tome second.
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„ de Rome soit plus long-temps assiégée par les Lombards, afii»,, que vos corps & vos aines ne soient point livres aux flammes-, éternelles. Si vous ne m’obéissez au plutôt, sachez que par„ l'autorité de la sainte T.inité , 8c la grâce de mon apostolat,„ vous serez privés du royaume de Dieu 8c de la vie éternelle.Cette lettre est import nte, pour connoître le génie du huitiè-me fiecle , & juiqu’cù les hommes les plus graves fa voient pouf-fe. la fiction , quand ils la croyoienp utile- Au reste elle est pleined’equivoques, comme les précédentes. Le mot d’eglise signifieici j non ['assemblée dés fidèles, mais les biens temporels con-sacrés à Dieu : le troupeau de J. C. sont les corps 8c non pasles âmes ; les promefles temporelles de l'ancienne loi, sont mê-lées avec l s spirituelles de l’évangíle ; 8c les motifs les plus sacrésde la religion sont employés pont une affaire d'etat. Pépin sexenditaue st vives instances - 8c força Astoife de rendre tout cequ'il avoit pris. .1 en fit une donation à St. Pierre , à l'église deRome, 8c à tous les Papes à perpétuité , 8c l acté en fut gardédans les archives de cette église. L'abbé Fuirai , conseiller duioi Pain , mit Je Pape en possession de toutes les ville? au nom-bre de vingt-deur. Voilà le premier fondement de la seigneurietemporelle de l’église de Rome. C’est-là proprement , dit lepere Daniel , le commencement de la domination temporelle desTapes , qui ajouta un grand relief à leur pontificat. Jusqu’autemps-du grand Co.stamin , dit encore cet auteur, l’appanagele plus ordinaire des successeurs de St. Pierre étoit les persé-cutions 8c souvent le martyre. Etienne mourut le 6 avili 757,après avoir occupé la chaire de St. Pierre pendant cinq ans. CeTape étoit assez savant pour son temps 3 il aimoit l’étude del’écriture-sainte 8c celle des bons livres , 8c il la recommandoitsouvent à ses ecclésiastiques. Il nous reste de lui cinq lettres 8cun recueil de constitutions canoniques. Son style est barbare , com-me celui de la plupart des écrivains de son fiecle.

III. ETIENNE d’Autun, écrivain qui florissoic an commence-ment du douzième fiecle , a écrit un traite' du corps 8c du sangde J. C. qu’on trouve dans la bibliothèque des peres.

IV. ETIENNE Lanoton , chancelier de l’église de Paris enj2oí, fut un des plus illustres membres de Tuniverfité 5 il réunirla piété avec le savoir. Nous avons de lui, I. Divers commentairesfur l'écriture-sainte , où il s’attache moins au sens littéral qu’aasens spirituel. II. Un écrit sur la translation de St. Thomas deCantorberi > qu’on trouve avec les épîtres de ce saint in- 8°, àBruxelles 1682. III. Des constitutions synodales , qu'on peut voirdans les collections des conciles.

V. ETIENNE de Paris , évêque de cette ville vers Tanï 151, se distingua par son zele pour la discipline ecclésiastique8c par son savoir. Nous avons de lui plusieurs lettres dans lefpicilege de dom Luc d’Acheri.

VI. ETIENNE, abbé de Ste, Geneviève de Taris, fut un re.