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Tome second.
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6- E U C

pour le faire évêque de Lyon vers Tan 434 Ce fut en certe qua-lité qu’il assista i'an 441 au premier concile d Orange où iidonna des marques de fa science & de fa iagcsse. L’histoire nenous a laissé aucune particularité de í'on épiscopat, -.au.itenMítmert nous a appris que St. -Etu-Àrr benoit souvent à Lyon desconférences , dans lesquelles il donnoit toujours de> preuvesde fa doctrine & de son zele. Il fut toujours inviolablement at-taché à ía doctrine de St. Augustin fur la grâce , 6c ue,- zele pourle bien de Téglife. 11 prêchoit souvent , 6c toujours loli.".ement.Il alla jouir du repos éternel vers fan 454. I» Le premier desécrits qui nous restent de lui » est un traité en forme de tertre»adressée à St. Hitaire. Elle contient un magnifique elo e du dé-sert & des avantages de la solitude. On 11e peut la lire lans con-cevoir du dégoût pour les entretiens que son a avec ieb hom-mes, & fans desirer avec ardeur de ne plus converser qu avecDieu. Quelque longue que soit cette lettre , St. n de Seviilela trouvoit courte j à cause des belles choies quelle renferme»de la sublimité des pensées, de Telegance des paroles : du styledoux & agréable. II. On ne trouve pas moins de beauté dans lalettre à Vaírrten son parent, dont íe perc 6c le beau-pere etoientélevés aux premieres dignités du lìecle. Les raisonnemens enfont pleins de force , les pensées nobles , les expressions vives ,les comparaisons belles ôc bien choisies- L'auteur y fait voircombien le monde est méprisable , 6c combien est heureux ce-lui qui foule aux pieds fes biens & fes plaisirs , 6c qui connoîtle vuide affreux que couvre la superficie trompeuse à laquelletant de personnes fe laissent prendre. „ Rien n’est plus raison-,, nabte, dit-il, que d’aimer par-dessus tout celui en qui nous3, trouvons tout. Rassemblez donc , pour le donner à Dieu seul,,, l'amour que vous avez jufqu’ici donné si injustement aux crea-„ rures : que vos affections mieux réglées n'aient dans la fuite,, que de saints objets ; 6c reconnoiífant votre erreur , donnez,, maintenant tout votre cœut à Dieu. L’efpérance de l’avenir„ doit être le sujet continuel de notre joie : c'est J. C. la vérité», même , qui a promis aux justes des récompenses éternelles ,,, lui qui par le mystère iniffable de son incarnation > étant Dieu,, & homme tout ensemble - a réconcilié les homjjies avec Dieu »„ & qui, par un autre mystère non moins incompréhensible , a», obtenu la rémission de leurs crimes par le sang qu’il a répandu„ peur eux fur la croix. Quittez f étude de cette vaine philoso-,, phie qui vous amuse 6c vous distrait, 6c ne vous occupez que„ des livres sacrés- Vous y trouverez de quoi vous remplir Tel-,, prit destructions admirables, par des paroles pleines d’effi-,, cace. Vous y apprendrez à craindre Dieu parce qu’il est vo-,, tre maure , Sc à l’aimer parce qu’il est votre pere.. Vous y», apprendrez à vous fortifier contre toutes les passions déréglées ,», à résister aux attraits de la volúpté , comme à un cruel en-„ nenni qui prend plaisir à insulter ceux qu'il a vaincus : vous y