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Tome second.
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nom & il le conserva fur le lîege épiscopal. C’étoit alors letemps des ravages de l'arianifme. Eufebe entraîné pàr Eufebede Nicomédie í’on parent, prit la défense d'Arius, auteur decette hérésie , & s’eíforça de le rétablir auprès d ‘Alexandre fouévêque. Cette chute à'tufeie fut une tache à son nom , &d’au-totic plus grande qu'il tria de dissimulation pour la cacher. Lcconcile de Nicée ayant été assemblé en zaz , il fut placé à ladroite de l'empereur Constantin , Lc lui porta la parole avec beau-coup d’éloquence. Les erreurs à’Arius furent anathématiféesdans cette auguste assemblée , mais Eufebe eut quelque peine asouscrire à ces anathemes ; il proposa au concile une formulede foi captieuse , à laquelle les peres ajoutèrent le terme deconsubstantiel. Ce terme l'effaroucha d’abord , mais il l'admitensuite & souscrivit à la profession de foi du concile. Ce ne sucpas fans ie iàire violence : toujours lié avec les évêques ariens ,ìl assista au concile d'Antioche de 330 > dans lequel Eusteube ,évêque de cette ville, fut injustement déposé, mais il refusade mettre un autre évêque à la place. Eufebe se trouva encoreau concile de Tyr » tenu en 3 3 5 contre St. Atbanafe . Cet illustreconfesseur de la divinité de J. C. y parut comme un accusé de-vant se s juges , Fotamon né put souffrir une telle indignité ; Scadressant la parole à Eufebe de Cesaréc » il lui dit tout haut :Auor' , Eufebe » vous étés astis pour juger Atbanafe ? Le peut-on souf-frir ? ctions-nous pas en prison enj'emble pendant la persécution ?Pour moi j*y perdis un œil : vous êtes sain & entier , commentvous en éces-vous donc tire' ? Eufebe se leva à l'instant , Sc /ortiede rassemblée en se plaignant de la prétendue tyrannie de 8t.jíthanafe Sc de ses détenteurs. Il se rendit ensuite à rassembléedes évêques convoquée à Jérusalem j>our la dédicace de régissede cette ville. Les évêques de cette assemblée connoissant lepouvoir qu'il avoit fur l’esprit de Constantin le députè-rent à cet Empereur pour défendre le jugement rendu contreAtbanafe. Constantin faiíoit alors faire des réjouissances pour cé-lébrer le commencement de la trentième année de son empire »qui fut la derniere de sa vie. Eufebe prononça le panégyriquede ce prince qu'il combla d'éloges. 11 mourutpeu de temps aprèsen zz8. Eufebe etoit un homme d’un esprit vif , artificieux,souple , flatteur & dissimulé , plus propre au métier de courtisan,qu’a la fonction sublime d'évêque. Il étoit très-certainemenfarien , & c'est bien inutilement que quelques modernes ontfait des efforts pour le justifier des erreurs dont il a été acculé.Les anciens les mieux informés de ce qui le concernoit , St.Eistathe , St. Atbanafe, St. Hilaire » St. Epipbane , St. Jerome dé-posent contre lui. Ce dernier pere , qui d’ailleurs estimoit beau-coup ^érudition à"Eufebe , & qui lui donne de grandes louanges ,jie laisse pas de l'appelíei aussi un hérétique , un arien , un chefde la faction des Ariens, li y a quelques personnes habiles quifâchent de justifier Eufebe , à qui veulent qu'il ait été onho-