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doxe depuis le concile de Nicée. Mais il déclare lui-même qu’enlignant le symbole de Nicée , il ne changea point de sentiment.Comment d’ailleurs excuser le silence qu’il garde sur l’aria-nisme dans son histoire S Ses écrits faits depuis le concile deNicée font pleins d’cxpreflìons ariennes ! on n’y trouve jamaiscelles de l’eglise , opposées à l’arianisme. II voudroit faire passerpour des saints les plus insignes ariens , tels qu'Eusbe de Ni-comédie - dont il loue julqu’aux défauts. On le vit toujoursuni aux ennemis de la foi, toujours opposé à ses défenseurs ,toujours à la tête de ceux qui les opprimoient par des injusticescriantes. Eft-il donc fort avantageux & fort honorable pour l’é-glise , de forcer le sens naturel des mauvaises expressions d’£«-sebe , pour défendre , contre l’autorité des saints 6c des peres , unhomme quiétoit indubitablement arien de faction 6c de cabale,fans parler de son hérésie sur le Saint-Esprit ? Il est vrai qu'il estmort dans la communion de l'église : mais on peut dite la mêmechose des plus criminels de la faction des Ariens. Il est vrai aussiqa Eufebe avoue que le fils n’est point créature ; mais il paroi tqu'il avoir donné la torture à son esprit pour trouver un milieuentre Dieu & la créature ; & c'est dans ce milieu que les semi-Ariens, a son exemple , plaçoient le fils de Dieu. Eufebe estbeaucoup plus estimable comme auteur , que comme évêque.II avoir étudié récrirure-sainte quelque-temps à Antioche fous leprêtre Dorothée. Il eut une intime liaison , comme nous savonsdéjà dit, avec le prêtre St. Pamphile , dans la bibliothèque 6cen la compagnie duquel il étudioit les lettres sacrées avec unfoin & une application infatigables. Depuis que Constantin se suerendu maître de l’Orient, Eufebe se servit du grand crédit qu’ilavoit auprès de ce prince , pour amasser de toutes parts les livresdont il avoir besoin. Aussi il parort par ses écrits, qu’il avoit lu.toute forte d’anciens auteurs grecs, philosophes historiens, théo-logiens. II a composé un très-grand nombre d'ouvrages dont plu-sieurs font perdus. Les personnes qui lui ont été le plus opposées >lui ont accordé la gloire de rérudition , d’une lecture prodi-gieuse , & d’une multitude de connoissances. II avoit du discer-nement ; & on ne voit pas qu'il ait regardé comme légitimesdes ouvrages apocryphes 6c supposés. II y a pout l'ordinaire dela solidité d'esprit dans ses raifbnnemens. 11 trouvoit pour lacomposition de ses écrits beaucoup de secours dans la riche bi-bliothèque , dont le martyr Pamphile l’avoit fait héritier. Nousavons de lui , I. La réfutation de Hìerocies. Ce prétendu philo-sophe avoit mis au jour durant la persécution de Dioctétien , unlivré intitulé : L’amateur de ta oiénre. Le but de ce détestableouvrage étoit de mettre Appoltonius de Tyane fort au-dessus deJ. C. C'étoit faire disputer la fable avec l’histoirc , 6c les presti-ges avec les vrais miracles. Eufebe démontra le peu de justessedu parallèle ; il força de reconnoître que l’histoire de l’iir.pos-reur de Tyane étoit fausse dans la plupart de ses peints, dou-