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£*ûdAnt soft exil à son église , une autre lettre écrite \ Grégoired’Elvire, ôc un petit billet ad.eslé à Confiance. On les trouve à lafuite de quelques éditions de St. tìil&ire k On lui attribue uneversion latine des évangiles publiée à Milan cn 1748 fous cetine : Eufebii matai epifeopi & martyris evangeliotum codex , manuexaratus ex autographe b a (t lie a Verceltensts , a:l unguem exhibirus ,opéra & studio Jean. And . Irici Tridinensts , cum ejufdem prafarione ,netis, &c. in 4°, tom. 2. Mediol. 174*. Jl n’est pas íûr que cetteversion importante soit de St. Eufebc.
EUSTATHE, (Saint) étoit de la ville de Side en Pamphilie.Son mérite le fit élever fur le siégé de Berée , & il s'y distin-gua entre !es plus zélés défenseurs des dogmes apostoliques.C’est ce qui engagea St. A’exnd e , évêque d’Alcxandtie , à s’uniravec lui dans la guerre qu’il avoir entreprise contre ['hérésiarqueArius. St. Eustatbe y apporta autant de zele que de capacité.Vers fan z 24 [il fut transféré de Berée à Antioche > capitale deSyrie, par un consentement général des évêques & du clergé dela province. Quoique cette translation ne fût pas consonne auxloix de l’église , on la lui sit envisager comme venant de Dieumême , qui faisoit entendre la voix pat ce concours unanime detant de saints évêques. Eustatbe avoir acquis le titre glorieux deconfesseur dans les persécutions , & il étoit également recom-jnandable par la sainteté de sa vie & par sa doctrine. U com-posa contre ies Ariens plusieurs ouvrages que nous n’avons plus.II ne secontentoit pas de conserver pute son église j il envoyoicdans les autres des hommes capables d’instruire & d’encoura-ger les fidèles. II assista au concile de Nicée , & l’on croît qn’ikctoit assis le premier du côté droit dans la salle du concile ;que ce fut lui qui adtesia la parole à Constantin , & le féli-cita de la grâce que Dieu lui avoir faite d’accorder à l'é-glise sa protectibn. Le saint évêque attaqua après le concilede Nicée tous ceux qui s’éloignoient de fa décision , &t en par-ticulier Eusebc de Césarée. Celui-ci accusoit de son côté Eustatbe«'introduire le sabellianisme ; car c’étoit le reproche ordinaireque faisoient les Euscbiens à ceux qui étoient attachés à la doc-trine de la conlubstantialité. Les Ariens résolurent de le perdre ;& Eufebe de Nicomédie , homme souple , insinuant , capable«'intrigues , vint à bout de le faire condamner dans une assem-blée d’évêques vendus à l'jnjustice. Eustatbe fut accusé d’un cri-me honteux auquel on ajouta le reproche vague de sabellia-jrisme. Les évêques catholiques presterent F.uftathe de ne pointobéit à une sentence si injuste. Le peuple même voulut l’en em-pêcher ; St il y eut une si glande résistance , que les Ariens fu-rent obligés de sortir d’Antioche , & d’aller trouver Constantinà qui ils persuadèrent tout ce qu'iis voulurent. Le saint évêque,avant que d'aller trouver l'Empereur, exhorta Ion peuple à de-meurer ferme dans la vérité Ses exhortations eurent tant deforce , que ce peuple lui garda une fidélité qui ne put êtreï'íwí 11 . K