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ébranlée n! par les artifices ni par les violences des Ariens- Cons*tantin exila St. Eustatbi dans la Tbrace où il mourut vers l’an338. Après l’ir.juste déposition du saint évêque - les Catholiquess'éroient divisés en deux partis. Les uns communiquèrent avecles évêques ariens qui furent mis à la place de St. Eufiathe :les autres, tant ecclésiastiques que laies, ne crurent pas pouvoiren conscience communiquer avec des intrus. Ils firent doncdes assemblées particulières , & furent appelles Eufiathims.Eustathe avoit composé plusieursouvrages. I. Des homélies. II. Destruites de l’ame. ill. Une difiérrationCai la pythonisse.IV Une autredissertation contre Origene.V. Plusieurs ouvrages contre les Ariens.11 fut le premier qui écrivit contre tes hérétiques félon St. Jerome.Son traité fur la pythonisse fui publié en 1629 par LéonAiUtius , avec un autre traité fur 1 ’Exaemcron qu'il attribue àSt. Eufiathe > mais qui parois être d’un auteur plus moderne.
EUSTRATIUS , prêtre de Constantinople vers la fin du sixièmeficelé, fit honneur à cette église par ses connoissances.Nous avonsde lui, I. Une difi rtatìon fur l’ame de ceux qui font morts ,qu’on trouve dans la concorde de f église orientale avec l’occi-dentale par Allatius. II. La vie du patriarche Eurychius > que lesBollandistes ont placé au sixième d’avril dans leur immensecollection.
EUTÏCHTUS, patriarche d’Alexandrie depuis 93 3 jusqu’en540 , composa une histoire de son église & une histoire univer*selle. Ce dernier ouvrage , fautif & mal écrit, fut publié à Lon-dres en 1642 , in-4°. Pocsk. en donna une nouvelle édition àOxford en 1658, avec une version latine assez exacte. C’est envain que Seiden a voulu prouver, par ses annales , que dans lespremiers siécles de l'églife, il r.’y avoit point de difteiencc entreles évêques & les prêtres.
EUTYMIUS Z.IGABENUS, moine grec > un des plus savans deson ficelé , storíssoit au commencement du douzième. Ses ou-vrages prouvent son érudition, filous avons de lui, I. Des com-mentaires sitr les pfeaumes , fur les dix cantiques de l’ecriture-sainte St sur les évangiles» L’aureur s'attache à la lettre & àl’efprit, St il saisit assez bien l’un Sc l’autre. Sa morale est so-lide , St fes allégories lont moins tirées que celles des écrivainsde son siécle. Son style a de la simplicité St de la clarté.II. Panoplie , c’est une exposition de toutes les hérésies avec la ré-futation de chacune tirée des peres que fauteur avoit beaucouplus. U composa cet ouvrage par ordre de l’Empereur. L’auteurne se borne pas aux hérésies"; ri parle aussi du mahométilme >& il réfute l’alcoran , dont il releve les inepties St les extrava-gances. II est assez exact dans les explications des dogmes dela religion , qu'il développé avec netteté. Cet ouvrage fe trouvedans la bibliothèque des peres. Un chanoine de Vérone en fitimprimer une version latine en 157s , laquelle fut réimpriméeù Lyon en