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Tome second.
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7§ F A B

*’»-4*, pour prouver que la foi peur être sans la charité. Il n'étoífpas besoin d enfanter un ìr- 4% pour démontrer une propositionaussi évidente , mais on a fait des in.f.lio en Allemagne , pourétablir des vérités encore plus claires. IV. Un truite fur la Mesle& sur la présence réelle, où il y a bien des choses triviales,mais elles l’étoient moins de foi) temps.

FABRE , ( Jetn-Claude J prêtre de 1 Oratoire , vit le jour àTaris en i66ê ; son pere étoit un habile chirurgien qui lui donnaune bonne éducation. 11 enseigna les humanités à St. Quentinavec que.que succès, il étudia ensuite en Sorbonne où il pritJe degré de bachelier. La congrégation de l’Oratoire avoit tou-jours eu des attraits pour lui j il y entra & fut employé commeprofesseur de philosophie à Rumilly en Savoye , à Toulon, àRi o m , au Mans, & à Nantes. U enseigna ensuite la théologiependant trois ans à Riom , puis pendant trois autres années auséminaire de sa congrégation à Lyon. Une édition du diS-ittmtirede Rìchelet , qu’il donna dans cette ville en 170 9 , lui attira deçreproches & des chagrins. 11 avoit inféré dans cette édition uneliste des auteurs, où il prodiguoit les plus grands éloges aux so-litaires du Pott-Royal, fans en donner a leurs adversaires Plu-sieurs articles favorables au jansénisme parurent déplacés dar.sun dictionnaire dç langage , où il ne s’agifloit que d’êtte utile.M. Madot, évêque de Bellay , très-zélé contre les nouveautés ,s’élcva contre cette édition Sc la fit supprimer. Le malheureuxéditeur, obligé de sortir de fa congrégation , fe retira à Clermonten Auvergne où il lé chargea de l'emploi de précepteur : emploi& honorable aux yeux de la raison , & si avili pat le préjugé.Le pere Tclltcr , jésuite , confestéut du Roi , homme emporte& vertueux, auquel il s’adresla dans les malheurs > lui fit tenirdeux sois de l’argent. Le pere Fubre soupiroit toujours pour facongrégation; il y rentra en 171 s , & fut envoyé à Douay & en-Jùite à Montmorencien lyaz , année de la moit de l’abbé Fleuri.Ce célébré écrivain avoit 1 aillé son histoire ecclésiastique auvingtième volume ; il étoit question de trouver un continuateur.Le pere Fttbre fe présenta , & il ne craignit point de continuerun historien , qu’il ne pouvoir certainement pas remplacer. Ildonna successivement j 5 vol. 1V.-4 0 & in-izj&ilen préparoitun grand nombred’aurres , soisou’il reçut une défense de les con-tinuer. Cette défense ne fit pas beaucoup de peine au public,L’auteur écrivoit facilement, mais fans élégance & fans exacti-tude. Peu heureux dans les détails & dans le choix des faits ,il donne la préférence à ceux qu’il trouve tout arrangés dans lesautres historiens. Voilà pourquoi l’histoire profane est si fort mê-lée avec 1 ecclésiastique dans cette compilation. L auteur 11echcrchoit qu’à entasser vol. sur vol. pour alonger l’ouvtage. Otlrie trouve dans cette continuation aucun de ces discours admi-rables, qui donnent tant de prix à ['ouvrage de M. Fleuri. Leleul qui y soit est dç M. l’abbc Umjet, 8c il toule sot le tenon.