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font voulu laver de cette tache , mais ses écrits déposent contrelui - Tout ce qu on peut dire, c’est qu’il erra plutôt par un défautde lumière que par un défaut de zele pour la foi. Si la sienne nefut pas pure ; fa vie , qui fut fans tache , doit faire oublier seserreurs. Nous avons de lui, I. Un traire du libre arbitre Ôc de lagrâce, réfuté par St. Fulgevce. C est fur cet ouvrage que les peres,les conciles ôc les Papes l’ont condamné comme semi-Pélagien.II. Un traite' fat Tincarnation, qui se trouve, ainsi que le précédent»dans la bibliothèque des peres. 111. Un petit écrit pour prouverque Tante est corporelle. CUudien Mamert le réfuta.
TAYD:T 3 ( Pierre ) né à Riom en Auvergne , entra dans la con-grégation de TOratoire en 1662. La singularité de les opinions ôcun ouvrage cartésien qu'il publia , malgré la défense de fes su-périeurs, Tobligea d en sortir en 1671. Se trouvant lans ressource ,il se consacra au ministère de ]a chaire ; mais il échoua encore.C’étoit alors le temps de la plus grande chaleur des différendsiFínnocent XT avec Lowrs XIV, L’abbc Fayâic ayant prêché le pané-*gyrique de St. Policarpe , compara la conduite du Pontife romainavec celle d *Anicet dans le différend qu’il eut avec son héros. Ceparallèle fut soutenu par des déclamations emportées , qui luiattirèrent de violens reproches ; mais pour tout concilier, on pré-tend qu’il fit imprimer un sermon à Liege , où il releva les excèsde celui de Paris. Un traité fur la Trinité', qu’il publia en 1696 »fit encore plus de bruit que son panégyrique de St. Polìearpe. Il©soit donner ses idées fur ce mystère ineffable qui doit être pournous un objet de la plus profonde adoration , ôc il fut enfermé àSt. Lazare , comme un homme dont le cerveau étoit attaqué.U eut ordre ensuite de se retirer dans son pays , où il mourut en1709, regardé comme un écrivain qui avoit tant d’esprit, qu’iln’avoit pas le sens commun. Nous avons de lui, 1. Des mémoirescontre ceux que M- de Tillevpont a publiés pour Thistoire ecclé-siastique. On ne peut lui contester Térudition ;e!1e est répandueavec profusion dans cet ouvrage , mais fauteur ne prodigue pasmoins les singularités, les bizarreries 5c les mauvaises plaisanteries.
II. La vie de St. Amabìe ; on y trouve encore du savoir, mais legénie de fauteur y perce , malgré la gravité de la matière.
III. Des remarques fur le style poétique de féetiture-sainte ,pleines de pédantisme Ôc d extravagance. On lui attribue encoreun ouvrage en deux volumes in- 12, intitulé : (es moines empruntes ,Le but de fauteur est de prouver , que les ordres religieux se sontattribués beaucoup de grands hommes , qui ne leur appartien-nent point. 11 tache d’cn enlever plusieurs à Tordre de St. Benoit ,mais qu : importe aux gens sages , qu un auteur qui les instruit aitété Bénédictin ou Franciscain ) Dès qu’il a enfanté de bons ouvra-ges , il méritoitd’êtie de tous les corps : Ôc ce n’est point ce qu’on.dira de ! abbé F-iyH; ; il fut chasse de la congrégation où il avoitété admis, ôc obligé de vivre avec lui-mème , c’est à dire en très-mauvaise compagnie. Son humeur bizarre Ôc emportée , son espritmordant » éloignent de lui tous fes anus,