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Tome second.
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publique. II passa delà à Paris , où il acheva ses études fous lesyeux à'A‘ioíH! marquis de Fenéhm , son oncle , lieutenant gé-neral des armées du Roi. L abbé de Fenelon avoir à peine dix-neuf ans , qu il préchoit déjà avec le succès d’un homme quisuroît long-temps exercé ce ministère. Son oncle , craignant queles louanges & le soude du monde ne flétrissent cette fleur naissan-te, lui conseilla d'imiter pendant quelques an nées le fllence de J.C.L a retraite ne fit que fortifier ses tal enf & fa piété. Elevéau sa-cerdoce , il remplit les fonctions de ce redoutable ministère avecautant de zele que d’applaudifl'ement. 11 prêcha de nouveau aveccette éloquence touchante & affectueuse qui gagne les cœurs.M. de HsrUî, archevêque de Paris , le nomma supérieur des nou-velles Catholiques , & ce fut une nouvelle occaíion de faireéclater la douceur de son caractère & ses heureuses disposi-tions pour la conversion des âmes. II falloit un tel homme pourramener les hérétiques : austt le Roi le choisit-il en i 685 , pourfaite des missions fur les côtes de Saintonge & du pays d'Aunis.La solidité de ses discours , jointe à la régularité de ses exem-ples , confondirent les préventions de l'eneur U plut, il instruisit,il persuada. Des abjurations fans nombre furent le fruit de sonzele. La cour reconnut fes services ; il fut nommé en 1689 , pré-cepteur des ducs de Bourgogne , d'Anjou 8c de Berry. C’est alorsqu’on connut tout ce qu il étoit ; il forma les moeurs des prin-ces , il polit leur caractère , ii orna leur esprit. Le duc de Bour-gogne , né avec un naturel porté à la colere devint le plus douxdes hommes. Son ingénieux instituteur fut lui faire trouver duplaisir dans le travail, Sc ce qui est encore plus précieux , il luiapprit à aimer fes peuples & à s’en faire aimer. L’archevêché deCambray auquel il fut nommé en rLsz > ne parut point aux cour-tisans , tout injustes qu’ils font, une récompeníe au-dessus deson mérite, mais en acceptant cette place, il remit son abbaye deSt. Valet! 8c un petit prieure. II demanda aussi la permission derésider dans son diocèse , 8c ce ne fut qu’avec beaucoup de peinequ'on obtint de lui, qu'il passeroit trois mois à la cour auprèsdes princes. L'abbé de Fenétun n'étoit pas feulement connu desbeaux esprits ; il l'étoit encore des dévots , parce qu'il étoit fortavancé dans ce que les spirituels nomment les voies interieures.C'étoic un vif attrait pour madame 6»jy m qui étoit alors àla tète des femmes mystiques. Elle chercha à le connoîtie j laduchesse de Berhunc , à qui elle en parla > lui en facilita lesmoyens. Ils íè virent à Bennes , près de St. Cyr , terre apparte-nante à madame de Bérmtnt, Peur leur donner occasion de par-ler plus librement de dévotion, on les renvoya enlernble de Ben-nes à Paris dans le même carossc , avec une demoiselle de ladame- Pendant tout le voyage madame Guy™ s’appliqua à luiexpliquer tous les principes de fa doctrine , 8c lui demandantg'il comprenoit ce qu'elle lui difoit , & si cela entroit dans fittète : sel* y entre , répondit i'abbé , pur lu (erre enchère. Dcpuií