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Tome second.
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F E N ■ , 8;

ee temps-lì , îls furent intimes amis- lis se convinrent parfaite-ment : L'attachement à la nouvelle spiritualité qui étoit le goûtdominant de l’un Sc de sautre , produisit entre eux une liaisonfort étroite. Cette liaison lui fut funeste ; M. Bofmc ayant com-posé en 1695 sa grande instruction sur le quiétisme , proposa àM. de Féi.t'Un de la lire Sc de 1 approuver. Les ennemis de Bojjuceont prétendu que c’étoit un piege qu'il tendoit à l'archevêque deCambray, autrefois ion élevé , & qu’il regardoit alors commeson rivas Quoi qu’il en soit de ce soupçon , que nous croyonstéméraire , Fcneiou refusa , parce que la perionne de madameGuy on étoit attaquée dans cet ouvrage. Ce refus lit un mauvaiseffet ; on soupçonna l’archevêque d’avoir des ientimens peuéloignés de ceux de cette dame. Pour détruire ces soupçons, M. deCambray publia son livre de Vexpliiarìon de* maximes des saints, danslequel il entreprit d’expliquer à fond le système de la vraie spiri-tualité , Sc des voies intérieures. Cet ouvrage parut au mois defévrier 1697 avec des approbations pleines d’élogcs. L’auteurn’avoit d’autre dessein que d’expliquer les expressions forcées dela plupart des spirituels contemplatifs ; de les tempérer par defaines interprétations ; de séparer la véritable spiritualité derilluíìcn ; en un mot d’établir un point fixe , qui distinguât lesexpressions de la dévotion tendre St affectuemé , d’avec le ridi-cule langage du fanatisme ; mails avec les meilleures intentions ,on n’est pas fur de ne pas faire de faux pas. Son ouvrage fitbeaucoup d’édat. La difficulté que fauteur avoir formée dans letemps de la signature des trente-quatre articles dressés à Issy con-tre les faux mystiques , fit que (011 livre fut examiné sérieuse-ment. On y trouva un grand nombre de propositions qui man-quoient d’exactitude. M. de Fénéion voulut justifier ses expres-sions ; M. Bjjfuet de son côté travailla avec vigueur à en démon-trer le danger. Pour concilier les esprits qui commcnçoient às’échauffer de part & d’autre , on convint de décider cette dis-pute dans des conférences particulières. On voulut non seulementobliger M. de Feve'Ln à condamner les ouvrages de madameGuyon ,'a quoi il coníenioic, mais on exigea qu’il condamnâtde plus l’auteur de ces ouvrages. Ces conditions lui parurent du-res , & il demanda au Roi la permission de porter cette affaireà Rome > & d’y aller lui-même pour en presser la décision. LeRoi lui permie de s’adresser au Pape , mais il lui ordonna derester en pranec. Peu de tèmps après , fa majesté chargea le ducde Beauviltiers , ami particulier de M. de Cambray, de dire de fapart à ce prélat de se retirer dans son diocèse , Sc d'y rester jus-qu’à nouvel ordre. M. de Mcaux de son côté envoya à Rome M.l’abbé Boffaer avec un théologien , poursuivre cette affaire. Ladiscussion en étant fort longue , M. de Fcnélon eut tout lc tempsde composer & de publier un grand nombre cPécrits. Le Papenomma une congrégation de cardinaux, qui euient ensemblevingt-une conférences, Sc ne décidèrent rien. D’autres leur sue-