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f tenoît plaisir à le consulter sur diffírens points de métaphysiqueCc de philosophie. C'est ce qúi produisit Ion truite de i'ex-.stenceAe Dieu 8c se S lettres concernant divers sujets de religion deux ou-vrages où les vérités fondamentales font éclairées de tous lesrayons de l’évidence. Après avoir posé pour fondement de cetédifice , fexistence de Dieu , l’immortalité de l’ame , 8c la cer-titude de notre liberté > il établit la nécessité d'un culte qu’orra tant de peine à persuader aux Déistes. Nous allons tracer unSlégete idée de ces differentes lettres. La nécessité de rendre deshommages publics à la divinité fuit naturellement de l’idée del’Etre souverain. M. de Fe«ehm établit les vrais caractères de ceculte , dont il fait Consister l'intérieur dans l’amour suprême del’Etre infiniment aimable , 8c l'extéiieùr dans les signes sensiblesde cet amour. 11 ne suffit pas de le nourrir en foi.même ; il fautbénir publiquement le pere commun , chanter ses miséricordes »le faire connoître à ceux qui fignolent, 8c lui ramener ceux quil’oublient. Le savant prélat cherche ensuite où est ce culte lsseul véritable indispensable Sc nécessaire. Il n’étoit point dansle paganisme ; ses vœux n'imploroient que des figures inanimées >8c ne demandoient que la prospérité temporelle qui sert à star-ter les paffions.Ce culte se montre chez les Juifs- quiconnois-soient un Dieu esprit , 8c qui lui donnoient leur amour; maisil n'y est encore ni général ni parfait. II n’eft public , ni domi-nant que chez les Chrétiens. Le christianisme est donc la seulereligion véritable : conséquence juste , que la raison approuve 8cqui entraîne le consentement d'un cœur libre , noble 8c généreux.Rien n’est plus juste ni mieux pensé que ce que M. de Cambrasétablit contre ceux , qui vottdroient soutenir que le culte d’undvolonté bornée est indigne de l’Etre infini en perfection. Sa réfu-tation du spinosisme est aussi lumineuse ; 8c dans ces differenSécrits, ce n’est pas un maître qui parle avec autorité ; c’est utlfrété , c est un ami, qui ménagé notre délicatesse , 8c qui douteavec nous pour éclaircir nos doutes. Cet illustre prélat étoit aussiconsulté par le duc de Bourgogne , mais secrètement , parce quele quietiíme 8c le beau roman de Telcmaquc (donc nous ne de-vons pas parler ici ) avoient indisposé contre lui Louis X.V quicroyoit y voir la satyre de son gouvernement. Fenélon loin de lacour vécut heureux 8c tranquille. S’il étoit mal dans l'eíprit dutoi de France > il étoit aimé 8c respecté dans toute l'Europe. Lors-que Mdborovvg entra en Flandre , il ordonna à ses soldats derespecter ses terres , 8c il le traita comme un grand homme. Sesdiocésains le regardoient comme leur arbitre > ses curés commeleyr oracle , ses pauvres comme leur pere. 11 conserva toujoursmalgré fa disgrâce des amis ardens 8c sincères , qui le perdirentle 7 janvier 1715. Il mourut àCambraysans argent 8c lans dettes ,âgé de 64 ans. Nous avons de lui plusieurs ouvrages, dans les-quels quelques critiques n’ont pas trouvé assez de profondeur,de force 8c de fermeté de génie j mais on oublie ces défauts e«Tome il. m,