F B R y;
âu parlement de Paris. Le président de Mesmes, qui connoisioittoute Ferendue de son mérite , fut un de ses plus grands pro-tecteurs. Ferrari d mourut en 1699 à 54 ans, avec la réputationde citoyen vertueux & de savant laborieux. Les principaux fruitsde fa plume sont, I. Kestexions fur la religion chrétienne en deuxvol. iíí- 12. ; elles manquent un peu d'ordre 8c d'agrément , Sc ily a plus d'érudition que de profondeur. II. Commentaire latin futles pscaumes , ,»-4°. Il y a des longueurs dans cet ouvrage ,mais les obscurités du prophète royal y sont bie^j éclaircies. Cecommentaire eut beaucoup de cours , 8c on le consulte encore.III. Un traite de la annoijfance de Dieu , production qui n'estpresque plus connue aujourd’hui. IV. Monacharus fanlti Augustin !,il veut prouver dans ce dilcours que St. Augustin a été moine;mais ses preuves ne font point du tout décisives , Sc la plus gran-de partie des favans les a rejettées. D’ailleurs que St. Augustinait été religieux ou non , en lèra-t’il moins un grand saint Scun grand auteur ? Profitons de ses exemples , nourrisl’ons-nousde ses ouvrages : voilà l’estentiel : tout le reste n’est que le fraiedune vaine curiosité, q tri ne mérite pas d'étre satisfaite, herranine s’élevoit guere au-defsus de la clafle de compilateurs ; ses rai-lcnnemens font foibles , & Ion style dut.
FERRARI ou Ferrarios , (Bernardin ) célébré docteur deMilan , fa patrie , vit le jour en 1577. Son esprit vif 8c pénétrant sepefectionna par de bonnes études Sc par de savantes courses. Il voya-gea en Italie 8c en Espagne , par ordre de Frédéric Borome'e , archevê-que de Milan , 8c cousin de St. Charles. 11 rassembla un grandnombre d'ouvrages qui servirent de fondement à la bibliothèqueAmbrosiene. 11 connoisioit parfaitement les livres , 8c poslêdoitplusieurs genres de sciences ; il étoit sur-tout fort versé dans laconnoisiance des auteurs, des monumens 8c des usages anciens.Nous avons de lui, 1. De ritu facrarum conciottum , dont la meil-leure édition est celle d’Utrecht en 1092. L’auteur raflembledans cet ouvrage tout ce qui peut avoir rapport à son su-jet ; il cite un grand nombre de pasiàges , mais fans confu-sion 8c fans pédantisme. II. Un traité de l’ufage des épîtresecclésiastiques, dans lequel on trouve beaucoup de recherchescurieuses-
FERRE , (Vincent) savant Dominicain espagnol , naquit à Va-lence. Son savoir lui ayant fait une réputation dans son ordre , ilfut choisi pour enseigner la théologie à Burgos, à Rome , & 2Salamanque, où il finit fa carrière en 1182 , après une vie depriere 8c d’étude. Nous avons de lui un gros commentaire fur lasomme de St. Thcmas en S vol. in-fol. On imagine bien qu'unouvrage si volumineux est plein de digressions ennuyeuses ; l’au-teur a compilé bien des choses inutiles à la plupart de ses lecteurs.S'il les accable par son érudition , il ne les dédommage pas patson style lourd Sc incorrect. Quelques auteurs cependant donnentà sot ouvrage le titre d’excellent.