-4 FEU i
FERRIES., ( Jean ) jésuite , né à Rhedes en 1S1» , enseignaper/dant plusieurs années la théologie. Après avoir été recteur<iu college de Toulouse, il succéda au pere Amat dans la chargeiáe confesseur du Roi , parce qti’il étoit propre aux affaires 6c auxintrigues. II mourut dans la maison professe de îatis en 1674 ,regardé comme un des soutiens de la morale des Jésuites. Sathese , soutenue à Toulouse en >6;s> sur la probabilité , fit beau-coup de bruit. Nous avons de lui une reponí'e en latin aux ob-jections du pere Baron contre la science moyenne. Ce livre estintitulé : refponfio ad objcStìones irincentianas , 6c fut imprimé àToulouse l an 166S , in. s°. Le pere Ferrier avoir dessein de publierun cours de théologie; mais oft n’a vu que !e premier tome quitraite de Deo ttno juxta fantti AugujHni & fan ct 1 l'homa principal.Ses autres oeuvres sont en François , Sc regardent pour la plupartle jansénisme. II écrivit contre les lettres de M. Amauld , 6c ilfit une relation de tout ce qui s’étoit paísé l’an iSSj sot l’affaircdu jansénisme : relation exacte impartiale , suivant les Jésuites,& pleine de mauvaise foi 6c de fourberie , suivant leurs adver-saires.
FEU > ( François) né à Maffiac en Auvergne en 165; > vint faireses études à Paris, où il brilla fur les bancs de Sotbonne. Honorédu bonnet de docteur , il fut chargé des études de 1 abbé Cdbert,auquel il inspira beaucoup de goût pour le lavoir. Son éleve ayantété fait archevêque de Rouen , le nomma Ion grand vicaire.L’abbé Feu obtint ensuice(en t68í) la cure de St. GervaisàParis oìiil mourut en r«S 9 à 66 ans , après avoir rempli tous les dévoiesd’un bon pasteur. Nous avons de lui les deux premiers volumesd’un cours complet de théologie , dont il préparoit la fuite, lors-qu’il mourut. Ils sont intitulés -.Theolcgici traitatus ex jiteris codi-eibus , & fanilrrum patrum monumentis excerpt'.
FEU Ardent, (François) né à Coutances en 1541, d’une fa-mille riche , quitta le monde pour prendre l'habir de Cordelier.C’étoit un homme d’une piété ardente 6c emportée. Après avoirété reçu docteur de Sorbonne en 157S , il se mit à prêcher contreles hérétiques, mais avec une violence qui l’autoit fait enfermerdans un siécle plus éclairé. On imagine bien , qu’avec un tel es-prit la sgue dut lui paroître une confédération sainte ; il yentra 6c se signala par des déclamations séditieuses contre H-nri 1116c Henri JF, qu’il outragea plusieurs fois en chaire Ce fanatiquemoututele premier janvier lâio. Nous avons de lui, I.Des c m-menmire* sor quelques livres de la bible , souillés de ses fureurs ,5 c qui ne meriteroient pas d’ètre lus quand il y auroit mis plusde modération. II. Des mauvaises éditions de quelques ouvrages desperes. III. Des tra tes de controvese , pleins de quolibets 8c dcmauvaises plaisanteries, 8c vuides d’érudition 8c de bons raison-nemens. Les Calvinistes se vengèrent de les plats bons mots enpubliant contre lui des turlupinades. Quelques uns deux s'sxta-fierent fur 1 analogie qu ils trouvoient entre le tempérament dc