F E Y p?
îl ne publia qu’un vol. V. Une réfutation du journal historiquedes assemblées de Sorbonnc touchant l'ouvrage du pere le Comte .Cet ouvrage est intitulé : L’ anti-journal des assemblées de Sorbonnem11 est plein d’esprit 8c d’une fine critique. VI. Une nouvelle édi-tion de l'accord des contradictions apparentes de l’écriture sainte,de Dominique Magrio > en latin , Paris 1S85 , iji-ti. VU. Le peteMaimbourg , jésuite , ayant contredit la doctrine de la facultéde théologie de Paris touchant la puissance ecclésiastique 8c sécu-lière , le F'evre , qui l’avoit soutenue dans une de ses thèses , pu-blia contre lui un Ouvrage solide 8c ingénieux sems le titre d ‘en-tretiens d’Eudoxe & d’Euebarife fur t'anan/fme , & fur fin foire desJconoclafes du p. Maimbourg I Jésuite. VIII. Motifs invinciblesfour convaìncre\etsx de la religion prétendue réformée t in-12. Cecouvrage est un des meilleurs traités de controverse. IX. Quelquesécrits en faveur des motifs invincibles , contre M- Arnautd , lequelen avoir attaqué quelques endroits. Cette dispute n'empêcliapoint ces deux docteurs d’être amis.
FEVRET , (Charles ) naquit à Saumur en 15S3 , d’une desmeilleures familles dé robe de Dijon. Après avoir fait fa rhéto-rique à Dole fous le pere Miliien , Jésuite , connu par le poèmede Moyfes Viélor , il fut reçu avocat au parlement de Dijon en1602. Son éloquence , soutenue par une érudition peu commune ,le fit distinguer parmi les avocats bourguignons. 11 plaida fa pre-mière cause avec applaudissement à 22 ans. Louis XIII étant alléà Dijon en 1630 , pour y punir les auteurs d’une sédition popu-laire, Fe-vrer fut chargé de porter la parole pourtour le corpsde la ville , Sc obtint la grâce des coupables : succès d’autant plusflatteur qu’il le dut en partie à ses talens. Les états de Bourgogne,dont il étoit conseiller , eurent souvent recours a ses lumières.Cet habile homme mourut à Dijon en 1661 à 78 ans. Nous avonsde lui plusieurs ouvrages dont les principaux font, I. Un traité def abus , in fol. où l’on trouve des recherches curieuses fur les dif-férends des deux puissances - fur l’abus , 8c fut le vrai sujet desappellations qualifiées de ce nom. II le composa à la sollicitationde Louis 11 > prince de Condé. Ce traité écrit d’un style dur 8cfans aménité, mais où l’éíudition est répandue à pleines mains, aété réimprimé plusieurs fois. La meilleure édition est celle deLyon r 736, en 2 vol. in-fol , pat les foins du savant canonisttìCibert. II- L’hifoire de la sédition arrivée à Dijon le 28 févricí1S30, in- 8’ -, cette relation est fidele 8c exacte.
FEYDEAU, ( Mathieu ) né à Pâtis en i5i 6 , d’une famille il-lustre dans V église 8c dans la robe , fut d’abord vicaire de Bel-leville près Paris. Sa réputation y attira plusieurs jeunes ecclésiasti-ques, qui vinrent se nourrir auprès de lui du lait de la paroledivine. Ce fut pour ces jeunes gens que M. Feydeau composa sesméditations fur les principales obtigarions du chrétien , tirées de l’écri-ture-fainte , des conciles & des saints pere; , qui ont été imprimées
plusieurs fois. Dieu répandit fa bénédiction fui ce iivtc de ise.it-’Xome U, N